‹ Œuvres complètes d'Ambroise Paré [electronic resource]Chapitre 247 sur 482 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

DES MALADIES OV INDISP0SIT10>'S QVI ADVIIiNNENT AVX YEVX'.

Ces iours passés estant en consultation auec monsieur Cappel , docteur regent en la Faculté de Médecine à Paris , homme très docte et de grande recherche , pour vn quidam qui auoit vne grande inflammation aux yeux , dont ne voyoit rien : deuisant auec luy, ie luy dis que i'auois très grand

* J'ai quelques remarques assez importantes à faire à l'occasion de ce chapitre. D'abord, bien que le litre existe dans toutes les éditions d'A. Paré, il ne formait pas un chapitre spécial, et restait en quelque sorte confondu avec celui de la migraine. J'en ai fait le chapitre 5 de ce livre, qui, par conséquent, en comptera à la table un de plus que dans les autres éditions.

Mais son étendue a singulièrement varié dans les éditions originales. D'abord, dans celles de 1675 et 1579, il était fort court, et contenait seulement ce qui suit :

De plusieurs indispositions et maladies qui aduiennenl aux yeux.

« Quelquefois les maladies des yeux sont vniuersellement en toute la substance de l'œil, comme aposteme nommée ophlhalmie, et mouuement perdu ou depraué. Aucunes sont seulement particulières de ses parties, comme vice à l'humeur crystallin, ou au nerf optique, ou aux palpebres.'ou aux tuniques. Cecy est prouué par Galien au 4. des maladies et accidents , disant qu'aux yeux il y a triple différence d'accident : l'vne est au premier organe, comme à l'humeur crystallin : l'autre au défaut de la

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désir de trouunr quelque docle médecin en la langue grecque, pour faire vn recueil de toutes les maladies des yeux, et en bailler l'interprétation en langue françoise, à tin que les ieunes chirurgiens lespeussent discerner et connoistre les vnes des autres , pour pouuoir plus facilement paruenir à la curation : alors me dit qu'il le feroit volontiers pour l'amour de moy et du public. Ce que depuis a fait , en ayant recueilli la plus grand part, lesquelles par après, pour plus grande facilité , i'ay rédigées en ceste table.

vertu animale visuelle, qui descend par le nerf optique : la tierce est és parties coadiuuantes, comme sont toutes ses autres parties, comme playes, apostemes, vlccres, con tusions et autres. Les autres sont propres, comme larmes, cataractes, glaucoma, et autres que dirons cy après. »

Dans la quatrième édition, le titre avait été modifié comme on le lit aujourd'hui; le texte précédent remplacé par le premier paragraphe du texte actuel; et la table annoncée manquait absolument. Cette lacune restait accusée par un espace blanc de quelques lignes avec ces deux signes au milieu :

Il semble que Paré n'avait voulu donner sa table que pour la faire suivre de l'histoire de toutes les maladies qu'elle comprenait, et que, devancé par l'impression de son livre, comme il le dira lui-même au chapitre suivant, il renonça à la publier toute seule. Quoi qu'il en soit, et qu'elle ait été rétablie dans cet endroit par lui-même ou par ses éditeurs posthumes, elle ne parut que dans la cinquième édition, c'est-à-dire en 1578.

LE QVINZIlîME LIVRË,

METHODIQVE DIVISION ET DENOMBREMENT DES MALADIES QVI SVRVIENNENT AVX YEVX.

Les maladies ou affections des yeux, comme escrit Galien, chapitre 15 de l'Introduction^ sont en nombre de 113, desquelles aucunes occupent

Exophlhalmia Atrophia

Ecpiesinos

Slmbismus

Calopsis et Myopiasis

Hyperopsia Anopsia Parorasis

Amblyopia

JSpiphora Rexis

Synchysis Paralysis

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