‹ Œuvres complètes d'Ambroise Paré [electronic resource]Chapitre 371 sur 482 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

LE MOYEN DE FAIIÎE ALLER DKOIT VNE PERSONNE QVI SEROIT BOITEVX , A RAISON DE L'aCCOVRCISSEMENT DE LA

ïambe ^

Si par quelque accident la iambe demeuroit courte, dont le malade seroit boiteux : à tel symptôme fau-

' La première partie de ce chapitre avec la figure qui s'y rattache a été ajoutée au livre en 1679. C'est donc de 1675 à 1579, et d'une manière plus précise encore dans le voyage que Paré fit vers ce temps en Lorraine (voyez mon Introduction), qu'il revit son ancienne connaissance Nicolas Picart, lequel lui communiqua la figure de son nouvel instrument.

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dra vser de cest instrument, ùii t>olence à siège , laquelle est i'aiie de tel artitice, que l'on pourra facilement aller droit et bien à l'aise, eu esgard à la grandeur de l'inconuenient , de laquelle potence ie t'ay voulu donner le portrait accommodé à la personne

Figure d'vn homme boiteux situé sur me potence de grand urtijice, laquelle i'ay recouuerl de rnaislre IVicolas Picart chirurgien de monseigneur le duc de Lorraine.

' Toutes les éditions ajoutent en cet en-

LE IX-StiPTJiME LlVriE^ ETC.

A Monstre i'arbfe de la potence, lequel est de bois.

D Le siège qui est de fer, lequel embrasse la

cuisse le long du ply de la fesse.

C L'aic-boutant qui soulienl ledit siège. D L'estrier de Ter sur lequel est posée la

plante du pied, lequel est crochu, à fin

de tenir le pied suiet.

E L'arc-boutant dudit cstrier.

F Vn fer à plusieurs pointes pour tenir la

potence qu'elle tie glisse.

G La croix de la potence, laquelle se met

sbiis l'aisselle.

Ceux qui auront perdu leurs cheveux pouf avoir eu la ligne , pelade, ou d'autre cause , auront vne fausse perruque.

Aussi les femmes qui auront les

droit : lant par deiianl que par derrière; parce (ïu'en effet il y avait deux flgiires; celle qui représentait le boiteux par deuaut m'a paru pouvoir être retranchée sans inconvénient.

cheufiux argentés, de pela- d'eslt-é eslimées vieilles, porteront des ratepenades», desquelles ù présent se sçauent bien actoUslref et larder, poursouuent deceuoir les hommes.

Et aussi poui* se hionstrCr plus grandes qu'elles ne sont, portent des patins à la façon dés femmes Italiennes et d'Espagne. Elles font aussi plusieurs autres choses pour tromper les hommes , que ie ne veux icy descrire , de peuf d'encourir leur mauvaise grâce.

' Raiepenades ; lè glossaire de Rabelais traduit ce mot par mus pennaUis, chauvesouris. Dans ce passage de Paré, cela équivaut sans doute ù ce que nous appellerions aujourd'hui des tours de cheveux. L'édition latine, bornée au texte de 1679, ne contient pas ce passage.

Ces deux derniers paragraphes qui se rapportent bien plutôt au sujet du Livre qu'au sujet du chapilre, sont une addition de 1586.

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