‹ Œuvres complètes d'Ambroise Paré [electronic resource]Chapitre 8 sur 482 · LIVRE · texte numérisé non relu

LIVRE

Car par icelle on peut couper de l'os (sans comprimer dessus) tant et si peu qu'on voudra, sans estre en danger de comprimer l'os fracturé sur les membranes et par conséquent sur le cerueau.

Et si l'os n'estoit contus que iusques à la seconde table ou moins, et qu'il n'y eust signe que la fracture ne penetrast plus outre , il suffira de descouurîr l'os iusques à la fin de la Contusion , de peur qu'il n'acquière inflammation ou autre mauuaise disposition . laquelle chose se fera auec vne Trépane exfoli Uiue, par laquelle se fera amputation de l'os , tant et si peu que l'on voudra K

Trépane exfolialiue.

1 Les éditions de 1561 et 1575 ajoutent ici un paragraphe en partie supprimé dans les suivantes :

« Galien, au Hure de F'supariium, dit que l'os se peut enfoncer en bas par vne grande contusion, et subit retourner en son lieu. El telle chose se fait principalement aux bien ieunes, pour la chaleur viue et multitude d'esperits : et en tel cas suruiennent quelquefois plusieurs accidents, par faute que telle chose n'est cogneuë au chirurgien, qui ne donne issue au sang respandu entre les deux tables et quelquesfois sur la dure-mere et sur le cerveau : dont la mort s'ensuit le plus souuent. D'auantage adulent maintes fois que la première table dudit crâne est entière et que la seconde est rompue , auec esquilles qui compriment la dure-mere, qui est cause de la mort du patient : ce que i'ay veu aduenir à vn gentilhomme de la compagnie de M. d'Estampes , etc. » Fol. 127, verso.

L'histoire de ce gentilhomme a été reportée au ch. vin.

DIÎS PLAYES EN PARTICVLIER.

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