C. R., t. VII, p. 953 (3 décembre
Dans le premier des Mémoires que j'ai présentés depuis peu de temps à l’Académie, j'ai donné les formules générales qui expriment les conditions relatives à la surface de séparation de deux milieux dans lesquels vibrent les molécules de l’éther. En appliquant ces formules générales à la réflexion et à la réfraction de la lumière, produites par deux milieux que sépare une surface plane, et dont chacun est doué
de la réfraction simple, on obtient les formules particulières contenues dans le nouveau Mémoire joint à la présente Note. Je me propose, dans la prochaine séance, de donner un aperçu général des résultats qu’elles indiquent, et je me bornerai pour l’instant à une observation qui me parait digne de l'attention des physiciens.
Lorsque les deux milieux donnés sont transparents, les formules relatives à la réflexion et à la réfraction renferment une constante réelle que l’on nomme l'indice de réfraction, et qui n’est autre chose que le rapport constant du sinus de l’angle d'incidence au sinus de l’angle de réfraction. Mais, lorsque le second milieu devient opaque, cet indice n'existe plus, ou, du moins, il se trouve remplacé par une constante imaginaire qui dépend de deux quantités réelles. Done, alors, il n’y a plus lieu de rechercher ce qu’on nomme l’éndice de réfraction du corps opaque, et l’on doit à la recherche de cet indice substituer la recherche des deux quantités réelles dont je viens de parler. Mon Mémoire offrira plusieurs exemples de la détermination de ces deux quantités. Au reste, les formules que j'ai obtenues s'accordent d’une manière remarquable, ainsi que je l’expliquerai dans la prochaine séance, avec les expériences des physiciens.
OPTIQUE MATHÉMATIQUE. — Memoire sur la réflexion et la réfracuon
de’ la lumière.