‹ Œuvres complètes d'Augustin Cauchy (volume 3)Chapitre 102 sur 170 · C. R., T. XXXI, p. 666 (11 novembre · texte numérisé non relu

C. R., T. XXXI, p. 666 (11 novembre

Supposons qu'un cristal à un axe optique étant terminé par une surface plane on fasse tomber sur cette surface un rayon simple de lumière, dont le plan de polarisation soit perpendiculaire au plan d'incidence. On pourra déduire de la théorie exposée dans mes précédents Mémoires l'incidence principale, c'est-à-dire l'incidence pour laquelle la lumière réfléchie et polarisée perpendiculairement au plan

d'incidence devient un minimum. C’est ce que j'ai fait; et, en opérant ainsi, je suis arrivé à cette conclusion remarquable, déjà indiquée par des expériences de M. Seebeck, que dans le cas où la surface extérieure du cristal étant parallèle à l'axe optique, le plan d'incidence est perpendiculaire à cet axe, l'incidence principale a pour tangente l'indice de réfraction ordinaire. De plus, en admettant, comme l'expérience porte à le croire, que le coefficient d’extinction du rayon évanescent est très considérable et indépendant de l’angle formé par la surface réfléchissante avec l’axe optique, et en négligeant les carrés des paramètres très petits compris dans les équations du mouvement de l’éther, j'ai obtenu, pour les variations de l'incidence principale, une fonction homogène du second degré des cosinus des trois angles formés par l'axe optique avec la normale à la surface réfléchissante, la trace de cette surface sur le plan d'incidence et la normale au plan d'incidence. Enfin, en admettant, comme l'expérience l'indique encore, que cette fonction devient un maximum ou un minimum quand, le plan d'incidence étant confondu avec la section principale, la surface réfléchissante est perpendiculaire ou parallele à l'axe optique, j'obtiens une formule qui s'accorde très bien avec les résultats d'observation donnés par M. Seebeck, dans un Mémoire que renferment les Annales de Poggendorf, et que notre confrère M. Regnault a rappelé dans ses Leçons au Collège de France.

THÉORIE DE LA LUMIÈRE. — Note sur la réflexion d’un rayon de lumière

polarisée à la surface extérieure d’un corps transparent. C.R., T. XXXI, p. 766 (2 décembre 1850).

Supposons qu'un Corps transparent étant terminé par une surface

plane on fasse tomber sur cette surface, et sous une incidence quelconque, un rayon de lumière doué de la pélarisation rectiligne. Sup-

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