‹ Œuvres complètes d'Augustin Cauchy (volume 3)Chapitre 66 sur 170 · C. R., T. XXIX, p. 645 (3 décembre · texte numérisé non relu

C. R., T. XXIX, p. 645 (3 décembre

Faisons tomber sur la surface de séparation de deux milieux 1s0phanes un rayon polarisé, dans lequel les vibrations de l’éther sotent

parallèles à cette surface, et par conséquent transversales. Ces vibrations ne pourront donner naissance qu’à d’autres vibrations transversales; et, par suite, les vibrations non transversales venant à manquer, la réflexion et la réfraction produiront seulement deux rayons à vibrations transversales, l’un réfléchi, l’autre réfracté. J'ajoute que le rayon réfléchi ne pourra disparaître sous aucune incidence. Car, s'il disparaissait, alors, en vertu du principe de la continuité du mouvement dans l’éther, le rayon réfracté ne pourrait être que la continuation du rayon incident, prolongé à travers le second milieu. Or cela ne saurait arriver, quand, les deux milieux étant de natures diverses, l'indice de réfraction ne se réduit pas à l’unité. Done alors la réflexion ne peut faire disparaître un rayon incident, dans lequel les vibrations sont parallèles à la surface réfléchissante. Mais un rayon que la réflexion ne peut faire disparaître est précisément ce qu’on nomme un rayon polarisé dans le plan d'incidence. Done un rayon dans lequel les vibrations de l’éther sont parallèles à une surface sur laquelle il tombe, et, en conséquence, perpendiculaires au plan d’incidence, est polarisé dans ce plan. Donc les vibrations du fluide éthéré, dans un rayon polarisé rectilignement, sont perpendiculaires au plan de polarisation.

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