C. R., T. XXIX, p. 728 (17 décembre
Dans ce Mémoire, après avoir reproduit les équations qui représentent les mouvements finis ou infiniment petits d'un double système de molécules, je considère en particulier le cas où les équations obtenues sont linéaires et à coefficients périodiques, et je fais voir comment de celles-ci on peut déduire d’autres équations linéaires, mais à coefficients constants. Ces dernières équations, que je nomme auxiliaires, peuvent d’ailleurs être censées déterminer les valeurs moyennes des inconnues que renferment les équations proposées. Mais, comme j'en fais la remarque, elles sont généralement distinctes de celles auxquelles on parviendrait si, dans les équations proposées, on remplaçait chaque coefficient périodique par sa valeur moyenne. Cette observation, très importante dans la Physique mathématique, explique à elle seule un grand nombre de phénomènes relaüifs aux théories du son et de la lumière, par exemple, les singulières influences des milieux cristallisés sur les vibrations de l’éther. Elle montre comment il arrive que ces milieux peuvent tantôt éteindre la lumière, tantôt produire les divers phénomènes lumineux, et, en particulier, la polarisation chromatique. C’est, au reste, ce que j'expliquerai plus en détail dans d’autres articles qui offriront le développement des principes posés dans celui-ci.
MÉCANIQUE MOLÉCULAIRE. — Memoire sur les systèmes 1sotropes
de points matériels.