PREMIERE PARTIE. - CHAPITRE X
qui obtient une valeur différente de zéro, on trouvera, pour le terme
dont il s'agit,
2A' a'"p'"R,„ cos(T,„ — T + /«0),
si A n'est pas nul, et
a^"'p2"'Rf„
dans l'hypothèse contraire. De plus, comme, la valeur de l'arc 6 étant tout à fait indéterminée, on peut en disposer de manière à donner au
facteur
cos(T,„ — T + m9),
et par conséquent au produit
2A2'a'"p"'R,„ cos(T„, — T + mô),
tel signe que l'on voudra, il est clair que la seconde hypothèse reste seule admissible. On aura donc nécessairement
(ig) Ai=o,
ce qui réduira l'équation (lo) à
Il en résulte que la fonction F(w, ç) s'évanouira si l'on attribue aux variables m, v les valeurs réelles m,,» ^oî et, par suite, que l'on vérifiera l'équation
en prenant
En d'autres termes, «0+ ^'os/— i î^era une racine de l'équation
La démonstration précédente du théorème 1, quoique différente en plusieurs points de celle qu'en a donnée M. Legendre (Théorie des Nombres, P^ Partie, § XIV), est fondée sur les mêmes principes.
OEui>resdeC. — S.U,l.in. 36
Corollaire. Le polynôme
s'évanouissant, ainsi qu'on vient de le dire, pour
sera, en vertu du théorème I (Chapitre VIII, § IV), algébriquement divisible par le facteur
Le quotient, ne pouvant être qu'un nouveau polynôme du degré n — i par rapport à x, sera encore nécessairement divisible par un nouveau facteur de même forme que le précédent, c'est-à-dire du premier degré par rapport à x. Désignons par
X — Mj — (^1 \J — I
ce nouveau facteur. Le polynôme /(.r) sera équivalent au produit des
deux facteurs
X — «0 — <'o V'— ' » X — iii— t'i v'— I
par un troisième polynôme du degré n — 2. On prouvera que ce troisième polynôme est divisible par un troisième facteur semblable aux deux autres; et, en continuant à opérer de la même manière, on finira par obtenir n facteurs linéaires du polynôme /(a;). Soient respectivement
ces mêmes facteurs. En divisant le polynôme /(a?) par leur produit, on trouvera pour quotient une constante évidemment égale au coefficient «„ de la plus haute puissance de x dans f{x). On aura, en conséquence,
(9.1) f{x)~aQ(x— «0— <'oV— 0 (-^— «1— t'i v'--^) . . • (^— «H-i — «^«-1 v'--"')-
Cette dernière équation renferme un théorème que l'on peut énoncer ainsi qu'il suit :