‹ Œuvres complètes d'Augustin Cauchy (volume 4)Chapitre 73 sur 217 · VÎ · texte numérisé non relu

VÎ

il peut s'en trouver une ou deux de réelles, comme on le verra ciaprès.

Outre les puissances entières et les racines correspondantes des expressions imaginaires, on a souvent à considérer ce qu'on appelle leurs puissances fractionnaires ou négatives. On doit faire à ce sujet les remarques suivantes.

Pour élever l'expression imaginaire a -+- ^\J — i à la puissance fractionnaire du degré —, il faut, en supposant la fraction — réduite à sa plus simple expression : i'* extraire la racine /i'^™^ de l'expression donnée; 2° élever cette racine à la puissance entière du degré m. Le problème pouvant être résolu de plusieurs manières (voir ci-après le § IV), nous désignerons indistinctement l'une quelconque des puissances du degré — par la notation

((a + Sv^-.))".

Dans le cas particulier où € se réduit à zéro, une ou deux de ces puissances peuvent devenir réelles.

Elever l'expression imaginaire a-hêy^ — i à la puissance négative du degré — m, ou ? ou > c'est diviser l'unité par la puissance

du degré m, ou -? ou — de la même expression. Le problème admettant une solution seulement, dans le premier cas, et plusieurs solutions dans chacun des deux autres, on indique la puissance du degré

— m par la notation simple

tandis que les deux notations

((« + êv/^))"",

in

représentent, la première, une quelconque des puissances du degré

— -> et la seconde une quelconque des puissances du degré — — •

On dit que deux expressions imaginaires sont conjuguées l'une à l'autre, lorsque ces deux expressions ne diffèrent entre elles que par le signe du coefficient de y^ — i. La somme de deux semblables expressions est toujours réelle, ainsi que leur produit. En effet les deux expressions imaginaires conjuguées

a + êV'— I, oc — 6^ — I

donnent pour somme 2a et pour produit ca^ -\- ê^. La dernière partie de cette observation conduit à un théorème relatif aux nombres, et dont voici l'énoncé :

Théorème L — Si l'on multiplie l'un par l'autre deux nombres entiers dont chacun soit la somme de deux carrés, le produit sera encore une somme de deux carrés.

Démonstration. — Soient

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