‹ Œuvres complètes d'ʹElisa Mercœur de NantesChapitre 28 sur 46 · éLBtTB DE MÔN^^teAU · texte numérisé non relu

éLBtTB DE MÔN^^teAU

Châties est t>Arveiitt à lever ib scrupitle de Colette de Monsoreau; elle Fa suivi ea Guyenne et fait Tornement de sa cour. C'est par elle que toutes les faveurs s'obtiennent , elle est Torgane du duc. Charles passe près de Colette tous les instans qull peut dérober à ses affaires ; il est heureux et fier de Famour de la beUe veuve; sll n'était pas prince, Colette deviendrait sa compagne. De Yersois

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est deyenu l'objet de Tatt^ition des deux amans ; ils ne savent comment provïer leur reconnaissance à Tabbé de Saint-Jean-d'Angely, ils Toudradent poayoir le fixer près d'eux ; de Yersois passe à Bordeaux toDi le temps qu'il n'est pas à son abbaye ; il est admis dans l'intimité de Charles et de Colette. Le moine n'agit que d'après les instructioDS de Louis XI ; il ayertit le monarque de tout

ce qui se passe a Bordeaux Charles ne

sort d'un enchantement que pour rentrer dans un autre... Colette , qui est bon peintre y veut peindre Charles y mais elle Tent le peindre sous les habits de religieux quil portait le jour oà elle lui fit l'aveu de son amour.

(Eipofë du |»Un du chapitre XI qoi deirait faire parlie de Louis XI

et le Bénédictin.)

MARGUERITE d'aNJOIT.

Deux cruelles factions partagent l'Angleterre , celle dTorc , dont la marque est la Rose blanche ; celle de Lancastre, qui porte la Rose rouge.

Henri YI possède toutes les vertus, mais n'a pas les qualités requises pour régner ; sa femme, au contraire, Marguerite d'Anjou, les possède toutes; elle ferait le bonheur de l'Angleterre sans la rébellion du duc dTorc

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qui , ne pouvant souffrir la faveur du duc de Sommerset , s'est retiré de la cour et a levé des troupes pour s'emparer du trône; il force le parlement à faire un acte qui transporte

la couronne à la maison d'Yorc et ne laisse à Henri VI que le vain titre de roi ; ce titre ne doit point passer à la postérité de Henri. Le duc dTorc et Hairi combattent ; le duc fait .Henri prisonnier , il rentre à Londres triomphant et prend la place du roi; la reine se sauve dans le comté de Durham avec le prince de Galles et le duc de Sommerset. Un grand nombre d'Anglais , touchés des malheurs de Marguerite , volent près de leur reine et veulent coinbiittrp pour )^ ^replacer sur le trône. Marguerite se n^et é> leur tête ç* vient combattre le 4uc li'Yorc ; elle rentre dans Londres , fait massacrer tous ceux qi)i gardent Henri; elle ppursuit le ^|ic qui est obligé de fuir. Cinq mille hommes dç troupes le suivent , il pourrmt se retrancher , en attendanf Edoufircjlf comte de la Marche, son fils aine , qui lève des troupes pour voler au

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9ecout*s de son pève •r mais, pensant qu'il se-» rait honteux poar lui de se Voir absiégé pas une feintiie , il sont au^deyaùt d'elle. UUupguérite he fait d'ibôrd paraîtra qpe la màitié de ses trou|>ed qu'elle comaïaade en peri^ sonne. Les tMupes du duo d'Yorc sont enveloppéf^s de tau$ côtés , le duc reste sur là place. MjStrguerijte fait exposer la tête de^ ce rebelle éWp las murailles d' Yôrc i^visc celia de son secotid fils , le oomte de Rutlan^ 9 à pçiœ figé de doute ans. .Edouard^ q^ui vient au aen cours de son père , n'arrive que poyar venger sa mort. Le massaere est horrible ; treute-til mille morts restent sui? le champ do bataille; les vainqueur^ passent, sur iin monceau de cadavres > une petite rivièise qui se déchange dans celle deWarf , qui est teinte de saàg et Couverte elle-^koâme de corps morts. Edouard feit mettre la tête du qemte de Dévonshirë, qu'il fait prisonnier, à : là place de celle du duc d'Yoï^c. La bataille ne œmble dcvdii^ se terminer que par la deftrudion des deok partis; mais un vent violeut porte une g^nùe

502 LOUIS XI ET LE BÉNl&DIGTIlf.

quantité de n^ge. au visage . des soldats de Henri et leur fait perdre TaTantage. Henri , Marguerite et le prince de Galles se sauvent en Ecosse pour éviter ,de tomber dans les mains d'Edouard. Ils envoient le duo de Sommerset demander du secours à Itouis XI, Louis ne se mêle que des guerres qui peu*" vent lui être utiles , il se contente de faire offrir à Marguerite un asile en France. Louis ne peut prendre ouvertement aucun engage* ment avec elle, parce qu'il entretient en même tradps correspondance avec Edouard.

La reine d'Angleterre passe en France. A défaut de services , Louis fait rendre à Mar*guérite tous les honneurs qui sont dus à une. reine. Il tient avec elle, sur les fonts, Fen&nt dont la duchesse d'Orléai^s vient d'accoucher. Louis prête vingt mille livres à Henri, à condition qu'il les rendra dans un an ou qu'il remettra Calais lorsqu'il sera rétabli sur le trône. Mai^erite, qui espère trouver un parti pilissant dans le nord de l'Angleterre, quitte la France. Un grand

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nombre d^Â-nglais passent dans le camp de Henri. Marguerite poi^rrak réunir une armée éapàfale de tenir la campagne ^ car c^est elte qui a été obligée de s'emparer de la pais-^ sancé , Henri étant trop faible pour riml en-^ Irepretidre) ; mais sans argent et sans vftrev il n'y a pas moyen de faire observer dé disct*^ pline aux troupes. Edouard profite dé ce trouble et force le camp de Henri. Henri et Marguerite se sauvent chacun de leur côté. Marguerite se sauve avec son fils ; en traver* sant une forêt ^ elle rencontre des voleurs qui la dépouillent de ses diamans ; elle profite d^une altercation qui s'élève entre eux dans le partage du butin , pour leur échapper, et se jette dans le plus épais de la forêt , tenant son fils entre ses bras. Elle rencontre un autre voleur; ne craignant que pour son fils , elle s'avance vers cet homme et lui dit avec ce sentiment qui n'existe que dans le cœur d'une mère et qui désarmerait le tigre le plus furieux : a Tiens , mon ami , sauve le

fk de i»n Rai (i) \ • L^ voleur^ tQuçljé de oompawon et saisi de respect , prettd le j0|iQe prince d«^s ses bras % aide la rdne à marcher et la ot^duit au bord de la mer ou elle trouve nm barque qui les imssetit à FEchise. Le due de Bourgogne lui prête deux mille écus et la (aij: coodxwe aii|Nrè^ d^ roi Bené , son père^,

(O Historique.

(Espoié du pl«B du chapitre XII qui devah faire partie de

Louis XI et (ô Bénédiclin,]

LE CORPOUAL.

Louis XI ne saurait être heureux ni vivre sans relique, il faut qu'il s'en procure, quelles que soient les personnes qui les vendent et quel que soit le prix qu'elles en demandent Malgré son humeur contre le

Pape , Louis ne peut résister au désir d'acquérir le eorporal (i) dont s'est servi saint Pierre, que sa sainteté lui fait proposer^

(i) Sur quoi chantait monseigneur saint Pierre.

5o6 LOUIS XI ET LE BiNÉDIGTIN.

Cette relique , d'une toute autre importance que ceUes que Louis XI a achetées jusqu'alors, se trouve aussi d'un tout autre prix. Louis ne peut marchander , il est obligé de souscrire aux conditions que lui impose le yendeur« Il cède au Pape , en échai^e du corporal qui le préservera de tout danger, les comtés de Valence et de Die (i) : Louis ne peut trop payer un semblable préservatif.

(i) Historique.

(Es^aé du plan du chapitre XIII qui devait faire partie de

tôuis XI tt h Bènmeîin.)

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