LES FIANÇAILLES
Louis XI, malgré ses souffrances, ne néglige et n'a négligé aucun des moyens d'as^ surer la paix à la France. Instruit par les émissaires qu'il entretient en Flandre, que les Flamands yeulent la paix et qu'ils désirent la sceller par le mariage du Dauphin avec Marguerite d'Autriche (mademoiselle de Bourgogne ) , et que si on refusait ce parti , il y aurait à craindre qu'ils ne se U-»
guassent ayec les Anglais ; il a aussitôt envoyé des ambassadeurs vers Maximilien pour convenir des articles du mariage entre le Dauphin et la princesse Marguerite. Et Marguerite vient de faire son entrée à Paris ^ au milieu des acclamations du peuple, accompagnée d'Anne de France, dame de Baujeu, que le roi a nommée régente du royaume , après sa mort , et du sire de Baujeu, son époux. Pendant que Marguerite est à Paris , et que le Parlement s'empresse de la féliciter , Louis se fait conduire à Amboise, près du Dauphin; il lui donne d'utiles leçons; il lui fait jurer sur les saints évangiles, sur l'hostie et sur la croix de saint Lô, de ne faire aucun changement s'il succède à la couronne... Louis voudrait régner après sa mort ! Ensuite Louis va s'acquitter d'un vœu que Commines et du Bouchage ont fait pour lui pendant sa maladie , et dont la fatigue , loin d'améliorer
«a santé, ne sert qu'à l'altérer
A peine Louis est de retour au Plessis-les-
SyO LOUIS XI n U BilliDIGTIN.
Tours que Marguerite d'Autriche arrive à Amboise, et les fiançailles de eelte prin^oes^ç avec le Dauphin s'y font avec toute la magnificence possible.
(Eiposé da plan da chapitre XXXV qui devait faire partie de
Louis XI et le Bénédictin»)
l'agonie do coupable.
Pendant que les fêtes qui se donnent à Amboise , en réjouissance des fiançailles du Dauphin et de Mai^uerite d^Autriche , continuent , on ordonne de tous côtés des prières pour le rétablissement du roi.
Si tous les soins que Louis XI se donne pour vivre pouvaient lui prolonger l'existence , Louis aurait de longs jours à passer sur la terre.... Mais, malgré sa grande foi