‹ Œuvres complètes d'Étienne JouyChapitre 13 sur 72 · PREMIER PROCÈS. XXXV · texte numérisé non relu

PREMIER PROCÈS. XXXV

considérer la résolution qui avait mis Toulon au pouvoir des Anglais, comme un acte de fidélité envers la France ?

A présent éloignons-nous du lieu de la scène, et du temps où elle s'est passée ; à cette double distance nous jugerons avec plus de calme et d'impartialité. L'histoire s'est emparée de ces événements, et il est bien important pour la défense de M. Jouy de voir comment elle en a parlé.

Pour mieux éclairer votre conscience, messieurs, je ne me bornerai pas à la citation d'un seul auteur; mais je vous en indiquerai en assez grand nombre pour que vous puissiez juger de Timpression générale qu'a laissée dans les esprits Toccupation de Toulon par les Anglais.

Un auteur bien recommandable par son nom , son talent, et son caractère, dont la vie fut constamment irréprochable, et dont je m'honore d'avoir été l'ami, malgré l'inégalité d'âge et de position, M. le vicomte de Todlongeon , ancien officier-général de dragons , membre de l'assemblée constituante et de l'institut ; à qui nous devons la seule Histoire de la révolution fi^ançaise vraiment digne de ce nom ; histoire qu'il a tracée sous la domination de Bonaparte, et qu'il a terminée à l'époque de son consulat , parcequ'il ne lui était plus permis de parler des temps postérieurs avec sa sincérité

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