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accoutumé; M. de TouLONGEON, qui, dans cette histoire commencée sous la république , parle du procès de Louis XVI en des termes si convenables, qu'on n'y trouverait rien à désirer ni à reprendre aujourd'hui, s'exprime ainsi au sujet de l'occupation de Toulon: «Une trahison ourdie avec plus^'art, « et dont les suites devaient être plus funestes pour « la république , livra le port de Toulon aux Anglais. u Depuis long-temps les départements méridionaux « étaient agites par des troubles plus civils encore «que religieux... A Lyon, à Marseille, la grande « masse des habitants voulait la république et la li- « berté; mais il était inévitable que lapolitique étran- « jfére intervînt pour profiter de ces mouvements; « et poussant d'un côté à la résistance, tandis qu'elle « poussait le côté opposé à l'oppression, elle devait « se tenir prête à se saisir des débris que le choc « pourrait produire.
«Selon ce système, on laissa Marseille secouer «le joug des jacobins; mais on maintint la lutte « dans Toulon, afin que les royalistes, et ce qu'on « ajppelait les modérés, insuffisants pour se mainte- « nir par eux-mêmes, et trop faibles pour se passer « d'appui, 5e décidassent à accepter le secours étran- « ger qui leur serait offert. » ( Tome II, page 3 1 3.,)
tt Toulon livré yït flotter les pavillons anglais ar- « bores sur ses flottes et sur ses arsenaux, n (Tome VI , page 3o.)
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«Bientôt la mer se couvrit de légers bâtiments « chargés de familles fugitives qui cherchaient, sur «la flotte ennemie, un asile contre le ressentiment a MÉRITÉ de leur patrie. Après un siège de quatre icmois, larmée républicaine rentra en possession « du territoire que la trahison avait conquis, et que « la valeur recouvra, >» ( Tome IV, page 88 et 89. )
L'ouvrage intitulé Victoires y Conquêtes, Désastres, Revers et Guerres civiles des Français, de 1 792 à 1 8 1 5 , imprimé à Paris en 1 8 1 7, renferme sur Toulon un article ainsi conçu : « Toulon livré aux Anglais. « Nous avons dit que Toulon avait pris part à la « grande insurrection qui s était formée dans le « midi de la France contre la Convention. Nous al- <clons dire maintenant quels en furent les tristes u résultats... Fiers de leur triomphe, les insurgés M toulonnais, partagés en sections, procédèrent ans* «sitôt au renouvellement de toutes les autorités; u mais trop emportés peut-être par l'ardeur de la « vengeance, ils mirent à créer un nouveau tribunal u criminel un empressement tel, qu'ils prouvèrent « que la réaction est toujours l'arme favorite de «ceux qui: excitent les troubles civils... Toulon « avait été mis hors la loi par la Convention... Une «croisière formidable, composée de vaisseaux an- «glais, espagnols et napolitains, se trouvait alors «enrvuedel'a rade de Toulon, les royalistes ima- « ginèrent que le seul moyen de salut qui leur restât
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<c était d appeler cette croisière à leur secours , et i( de livrer la ville , rnenacée par la Convention, « aux étrangers. Ce projet , communiqué au parti « républicain insurgé contre la Conventiony inspira a d'abord une vive répugnance... ; mais la nécessité, w cette loi terrible qui ne connaît point d'obstacles, « eut bientôt levé tous leurs scrupules... La résolu- M tion de livrer Toulon aux Anglais fut donc prise « à l'unanimité, par les uns avec joie , par les autres « avec douleur... Nous verrons plus tard quelle fut « t issue de cette occupation. »
Ces passages se trouvent dans le tome I , depuis la page il\\ jusqu'à la page 249.
Dans le second volume, page 1 55, se trouve la relation du siège de Toulon; on y voit la description de « la belle attaque dirigée contre la grande re- « doute par les généraux Labarre et Victor , celte « redoute conquise avec tant de gloire! » {Page 162.)
(Page 164.)" Cependant la confusion et la ter- « reur régnaient dans Toulon; des batteries avaient « été dirigées sur la ville, et avaient mis le feu à plu- « sieurs maisons : la mésintelligence commençait à « éclater parmi les troupes alliées. Décidés à aban- « donner Toulon, les Anglais (détruisent tout ce « qu'ils ne peuvent emporter. Ils mettent le feu à « l'arsenal et dans les magasins de la marine; ils in- « cendient les vaisseaux français qu'ils ne peuvent « emmener. A la vue des flammes qui éclairaient la
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«ville, un cri s'élève dans Tarmée républicaine: M tous les soldats demandent qu'on les conduise à u Tassant, pour empêcher les Anglais de s embaru quer, et leuriaire expier les désastres quils eauusent; mais il était trop tard, et déjà les canon- «nières tiraient sur les dernières barques qui trans- « portaient les ennemis, ainsi que les déplorables « victimes de leurs promesses fallacieuses, à bord « des vaisseaux de la flotte alliée.
«Les forçats avaient rompu leurs chaîner, et «s'étaient jetés dans Tarsenal. Ces hommes dégra- « dés, moins féroces que tes Anglais , parviennent à « éteindre une partie des mèches enflammées que « ces derniers y avaient attachées. >»
Mais il est curieux de savoir ce qu ont dit les Anglais eux-mêmes de la prise et reprise de Toulon. Nous verrons mieux par-là Tidée que nous devons en concevoir, nous Françms. John Bigland, dans son Précis de t Histoire politique et militaire de [Europe, traduit en français par M. Macarthy, s en explique en ces termes, fom./, pajf. Sige^suiv., édit. de 1819 :
« Les habitants de Toulon étant entrés en négo- « dations avec l'amiral Hood lui livrèrent leur ville, « ainsi que les vaisseaux qui se trouvaient dans le port. « Hood en prit possession au nom de Louis XVIII « sous la condition expresse quïl ferait tous ses ef- « forts pour contribuer à rétabUr la constitution «de 1791» »
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Parlant ensuite des progrès du siège, et de la nécessité où se trouvèrent les Anglais de songer à la retraite , BiGLAND continue... « Les alliés jugé- « rent à propos de mettre le feu aux magasins, et «aux vaisseaux qu'ils ne pouvaient emmener, et «d'évacuer la place... Les matières combustibles « avaient été disposées de la manière la plus avan-- « iageusCy et des traînées de poudre combinées.,, » (Les Anglais s'y entendent: ils ont étudié Fart des incendies et perfectionné le genre.— L'orateur reprend:) a des traînées de poudre combinées de « façon qu'à peine le signal fut-il donné , que les « magasins de la marine furent en flammes et pro- (cduisirent un horrible embrasement... Les mal- « heureux habitants se pressaient en foule vers le « rivage , et réclamaient des alliés la protection «qui leur avait été promise.... Beaucoup de ces « malheureux se jetèrent à la mer, et firent d'inutiles « efforts pour atteindre la flotte ; d'autres se donnè- « rent la mort pour éviter de la recevoir... D'après « les rapports officiels, il y eut quinze vaisseaux de « ligne, et un certain nombre de frégates et de bâtt timents marchands , détruits dans cette occasion; « les Anglais emmenèrent trois vaisseaux, et les « autres alliés quelques frégates et navires d'une « plus petite dimension. La prise de Toulon fut