‹ Œuvres complètes d'Étienne JouyChapitre 19 sur 72 · SECOND PROCÈS. XCJ · texte numérisé non relu

SECOND PROCÈS. XCJ

le parti qui , en i S 1 5 , était impatient de condanma* tions et pressait les exécutions. Que n*a-t-on pas dit en effet, avec toute liberté, sur les réactions de i8i5, à Bordeaux, à Lyon, à Nîmes, et ailleurs? Mais tout cela n est pas le gouvernement du roi , car ce gouvernement nest pas celui d'un parti.

Enfin, ce sera, je le suppose, un trait lancé contre la juridiction expéditive qui a prononcé sur le sort des frères Faucher; juridiction heureusement abolie, et qui, parmi les souvenirs qui s y rattachent, n'a pas du moins laissé le sentiment du regret.

Le célestin de Marcoussi osa dire à François I", qui visitait le tombeau de Montaigu , et qui plaignait ce ministre d'avoir été condamné à mort par justice : « Vous vous trompez , sire , ce fut par des u commissaires. » On a pu dire de même en parlant des frères Faucher : Ce fut par des prévôts qu'ils furent condamnés; ce fut par des juges soi-disant militaires, des juges d'exception enfin, qui ne laissèrent pas à la grâce le temps d'arriver ! Le célestin ne fut pas accusé d'avoir voulu exciter à la haine et au mépris du gouvernement du roi (il est vrai que c'est au roi lui-même qu'il avait parlé); M. Jouy n'est pas plus coupable, bien qu'il ne soit pas célestin.

Mais il a dit que les temps étaient changés! Il l'a dit en parlant de i8i5, et par opposition à 1793, voulant exprimer par-là que le gouvernement de

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