‹ Œuvres complètes d'Étienne JouyChapitre 57 sur 72 · UN DES FLAMANDS · texte numérisé non relu

UN DES FLAMANDS

Eh non, madame! ils ne sont que fidèles à leurs intérêts.

JEAN BOUJU.

Je viens d'écrire un petit pamphlet pour le duc de Mayenne : c'est le Tocsin des bons catholiques.

FORTIGUERRA.

. On ne vous la payé que trois ducats ; j'en offre six pour récompense de vos labeurs en faveur du roi mon maître.

FRÈRE ROSE

Messire Jean Bouju sait qu'il a la nappe mise au couvent; il ne voudra pas, en désertant la bonne cause, perdre...

LA DAME d'honneur.

Trois dîners par semaine!... Mais il sait aussi,

monsieur Bouju , que le duc de Mayenne a payé le pourpoint de soie, autrefois noir, qu'il nous montre aujourd'hui, et qu'un autre pourpoint....

JEAN BOUJU.

Quel embarras ! quel embarras !

l'abbé d'elbéne.

Nous sommes tous d'accord sur un point,. c'est que le fléau de la France , ce roi qui s'associait aux hérétiques, a été justement frappé...

FRÈRE ROSE

Justo y justissimo judicio co ndemnatus,

la DUCHESSE.

Je suis d'avis que ce jeune héros soit de suite canonisé.

JEAN BOUJU.

Je ferai les vers latins et la prose du missel.

FORTIGUERRA.

Je donne à ses descendants ou parents, même

éloignés, des titres de noblesse de la part du roi mon maître.

FRÈRE ROSE

Je vote pour qu'une députation soit envoyée à sa mère , qui est une pauvre paysanne de Nogentsur-Seine.

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