‹ uvres complètes d'Évariste Parny, poète célèbre (volume 2)Chapitre 18 sur 61 · I58 LA GUERRE DES|DIEUX · texte numérisé non relu

I58 LA GUERRE DES|DIEUX

L'homme a jugé; bien ou mal, il n'importe. De Constantin voici l'édit fatal.

Dès Jtujourd'hui , païens , on vous supprime. Cédez l'Olympe a cet heureux rival , De tous vos droits héritier légitime:

N'en croyez point au reste mon rapport; Baissez les yeux et voyez votre sort. »

Il n'avait pas menti ; sur notre terre S'exécutait la sentence sévère.

En ce moment de ces pauvres païens On renversait les temples , les statues : Au préalable on confisquait leurs biens ; On insultait leurs prêtres dans les rues ; Et ce seui cri retentissait dans l'air : Vive la croix^ au diable Jupiter I

A l'évidence il fallait bien se rendre Le dieu du nord , l'aigle et le loup Fepris , Au même instant lâchent ce qu'ils ont pris , Ce qu'ils serraient. Odin, sans plus attendre, En les sifflant rappelle ses soldats, Et fier encor marche vers ses états.

La forte main, cette main si coupable Qui secouait le menton du Seigneur, Du moindre effort tout-à-coup incapable , Mollit, et s'ouvre, et tombe avec langueur. Des autres dieux sewiblable est l'aventure : Paralysés, faibles, tremblans et doux.

Sans résistance, et même sans murmure, Sur le Parnasse ils dégringolent tous.

Ainsi finît cette guerre funeste.

Elle avait mis nos bons saints sur les dents.

La paix revint au Charen ton céleste .

Et les mortels disaient : 11 fait beau lemps.

Un »u chant dixième et dernier.

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