‹ uvres complètes d'Évariste Parny, poète célèbre (volume 2)Chapitre 2 sur 61 · I.A VIERGE · texte numérisé non relu

I.A VIERGE

De ce déluge arrêtez les ravages ,

Seigneur, mon Dieu ! de cinquantie villages

En un moment vous noyez les moissons.

Adieu les fleurs , les savoureux melons ,

El tous les fruits que la terre obstinée

Accorde à peine au travail d'une année.

Pourquoi troubler la marche des saisons?

Au mois de juin , de la vigne étonnée

Ne geîez pas les innocens bourgeons;

Ou l'homme alors , qui sur nous aime à mordre,

En conclura que vous n'avez point d'ordre.

jÉSUS-CHRIST.

Le vin, ma mère, est toujours dangereux; Il suffira qu'on en ait pour la messe.

LE PÈRE

L'enfant dit vrai , d'ailleurs à ma sagesse

Tout est permis; je fais ce que je veux.

Je fais n'est pas le mot propre et tethniqne;

Triple je suis , sans cesser d'être unique ;

YA je faisons vaudrait peut-être mieux :

Mais vous cédez quelque chose au pli*s \ieux.

Plus vieux.!* non pas; nous sommes du même âge.

De moi pourtant tous deux vous procédez :

Je vous ai donc d'un moment précédés?

On le croirait, c'est assez là l'usage;

Point : mes enfans se trouvent me.v jumeaux.

Notre amalgame est un plaisant chaos ,

El je m'y perd?. Revenons à l'orage.

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