‹ uvres complètes d'Évariste Parny, poète célèbre (volume 2)Chapitre 3 sur 61 · I.A VIERGE · texte numérisé non relu

I.A VIERGE

Pourquoi sur lui presser votre veugeance ? Demain peut-être il ferait pcuitence.

LE PÈR*

Dans la forêt, remarquez vous là-bas Un bon curé qui, malgré la tempête, Va d'un mourant adoucir le ti épa j , Et ce voleur qui brusquement l'arrête.^ Sur le ciboire il veut porter la mail. , Car il est d'or : le prêtre fuit en vain ; Déjà le fer est levé sur sa tête.

Fort à propos j'arrive à son secours.

Feul

LE SAINT-ESPRIT

Vous tremblez.

LE PJÈRE.

Ces foudres sont bien lourds.

LE SAINT-ESPRIT

Lancez donc.

LE PÈRE

Ouf, le drôle est-il en cendre ?

LA VIERGE

Eh ! non vraiment; votre carreau vengeur S'est détourné sur l'innocent pasteur, Et raide mort vous venez de l'étendre.

LE PÈRE

Au Paradis qu'on le place à l'instant.

LE SAINT ESPRIT

Ces foudres-là seront nos amusetîes; Mais bien viser est un point important, Et désormais vmis prendrez des lunettes.

LE PÈRE

Soit. Au surplus, nous pouvons, je le vois, Nous divertir ici comme des rois.

LE SAINT-ESPRIT

Ces païens seuls me donnent de l'ombrage. > m. 3

2(j LA GUERRE

jÉStïS-CHRIST.

C'est , je l'avoue , un fâcheux voisinage,

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