SALOMON
Son heureux fils , dès sa jeunesse , Poussa bien plus loin la sagesse
Du Irène à peine possesseur, Il écrit avec éloquence Contre le trône et la grandenr , La bonne chère et l'opulence , Le monde et son attrait menteur , Le bel esprit et la science.
On crut que ce régent des rois , Leur donnant l'exemple lui-même , Et repoussant le diadème , Allait vivre en simple bourgeois.
Point , il conserve ses richesses , Ses bous repas, ses dignités , El les jouissances traîtresses Qu'il appelle des imnités. Sa sagesse un peu singulière ^ Prêchant Ja modération , Fait pourtant égorger un frère Dont il craignait l'ambition.
Dans ses écrits toujours sévère , Des voluptés frondeur austère, Aux femmes il ne permet rien.
Il démasque les courtisanes.
Et de leurs allures profanes Il avertit les gens de bien.
« Fuyez cette beauté mondaine.
Qui seule, vers la fin du jour , Devant sa porte se promène , Fringante et respirant l'amour.
Tout bas le passant elle appelle , St, st! et lui prenant la main, D'un ton famdier et badin :
« Viens daas ma chambre , lui dit-elle; Mon lit est grand, jonché de fleurs :
Aux doux parfums qu'on y respire , Le cinnamomum et la myrrhe Joindront leurs suaves odeurs.