IV. Mt
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Et traversant fourrure et double peau , Dans l'aine enfin disparaît tout entière. Sur l'herbe roule et rugit le faux ours. Pâle pourtant de douleur et de rage, Sanglant , sans fer pour défendre ses jours , Engist aux siens veut laisser son courage; En reculant sa voix combat toujours.
Mais ses soldats, faibles de sa blessure, Et que déjà presse l'acier vainqueur.
Bravent ses cris de prière et d'injure, Et dans leur fuite entraînent s.a lenteur.
Le jeune Harol rend grâce aux dieux propices. Mais sur la plaine il revoit les Wailtains , Qui, poursuivant Alkent et ses complices, Du camp danois étaient déjà voisins.
« Courons, dit-il, et combattons encore. Ici vainqueur, si j'allais perdre Isaure! » De cette crainte en secret tourmenté.
Il quitte Engist, à grands pas il traverse Le champ de mort, et devant lui disperse Des ennemis le reste épouvanté.
Pendant trois jours ,* tandis qu'à la colline On confiait la tombe des héros , Les scaldes seuls sur la roche voisine Les saluaient de cantiques nouveaux.
Du noble Harol ils disent la victoire, Nomment trois fois les enfans de la gloire Qu'a moissonnés ce combat immortel , Au grand OJin recommandent leurs ombres , Et , réveillé dans les cavernes sombres , L'écho répond à ce chant solennel.
FIN DU <;hamt sixième.
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