ÉPITRE
A MEv'iSll'lJRS DU CAMP DE SAlNT-ROCH.
Messieiiis de Saint-Roch, vutra nous,
Ceci passe la raillerie;
Eu avez-vous là pour la vie,
Ou quelque jour fiuirez-vous ?
Ne poi.vez-vous à la vaillar.re
Joindre le talent d'abréger?
Votre éternelle patience
Ne se Icsse point d'assiéger ;
Mais vous mettez à bout la nôtre.
Soyez donc battans ou battus ;
Messieurs du camp et du blocus,
Terminez de i'açon ou d'autre .
Terminez , car on n'y tient plus.
Fréquences sont vos canonnades; Mais, hélas! qu'ont-elles produit.^ Le tranquille Anglais dort au bru M De vos nocturnes pétarades ; Ou s'il répond de temps en temps A votre prudente furie, C'est par égard, je le parie.
Et pour dire : « Je vous entends »
Quatre ans ont du vous rendre sages ; Laissez donc là vos vieux ouvrages.
Quittez vos vieux relraïK-lifcn^.ens .
Retirez-vous , vieux assiégeans :
Vn jour ce mcmorable siège Seia fini par vos enfaiis.
AIÉLA-NGES.
Si toutefois Dieu les protéine.
Mes amis , vous le voyez bien , Vos bombes ne bombardent rien ; Vos bélandres et vos eorveltes ; Kt vos travaux et vos mineurs.
N'épouvantent que les lecteurs De vos redoutables gazettes; Votre blocus ne bloque point; Et i^ràce à votre heureuse adresse, Ceux que vous affamez sans cesse Ne périront que d'embonpoint.