‹ uvres complètes d'Évariste Parny, poète célèbreChapitre 108 sur 174 · ÉPITRE · texte numérisé non relu

ÉPITRE

A MEv'iSll'lJRS DU CAMP DE SAlNT-ROCH.

Messieiiis de Saint-Roch, vutra nous,

Ceci passe la raillerie;

Eu avez-vous là pour la vie,

Ou quelque jour fiuirez-vous ?

Ne poi.vez-vous à la vaillar.re

Joindre le talent d'abréger?

Votre éternelle patience

Ne se Icsse point d'assiéger ;

Mais vous mettez à bout la nôtre.

Soyez donc battans ou battus ;

Messieurs du camp et du blocus,

Terminez de i'açon ou d'autre .

Terminez , car on n'y tient plus.

Fréquences sont vos canonnades; Mais, hélas! qu'ont-elles produit.^ Le tranquille Anglais dort au bru M De vos nocturnes pétarades ; Ou s'il répond de temps en temps A votre prudente furie, C'est par égard, je le parie.

Et pour dire : « Je vous entends »

Quatre ans ont du vous rendre sages ; Laissez donc là vos vieux ouvrages.

Quittez vos vieux relraïK-lifcn^.ens .

Retirez-vous , vieux assiégeans :

Vn jour ce mcmorable siège Seia fini par vos enfaiis.

AIÉLA-NGES.

Si toutefois Dieu les protéine.

Mes amis , vous le voyez bien , Vos bombes ne bombardent rien ; Vos bélandres et vos eorveltes ; Kt vos travaux et vos mineurs.

N'épouvantent que les lecteurs De vos redoutables gazettes; Votre blocus ne bloque point; Et i^ràce à votre heureuse adresse, Ceux que vous affamez sans cesse Ne périront que d'embonpoint.

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