‹ uvres complètes d'Évariste Parny, poète célèbreChapitre 132 sur 174 · A M. TISSOT · texte numérisé non relu

A M. TISSOT

SUR SA TRADUCTIOxV DES BAISER-j D£ JEAN SECOND.

D'autres tenlèrenl, sans succès, De donner au Pindc français CcG cliauts brillantes, mais ain^les, Que trois siècles ont applaudis , Ces baisers brûlans et coupables Par Dorât si bien refroidis:

Les Dorats sont communs en France, ; Et Jean second , traduit par eux, Faisait de ses pêches heureux Une trop longue pénitence.

Elle ce^se enfin , grâce à vous.

Après cette œuvre méritoire, Qui pour nous rajeunit sa gloire.

Vous péchez aussi ; vif et doux, Orné sans fard , à la nature , Vons empruntez votre parure.

Le bon goùl ainsi voiis apprit Qu'au Parnasse, comme à Gythère, Une amante ne répond guère Aux baisers que donne l'esprit.

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