A M. TISSOT
SUR SA TRADUCTIOxV DES BAISER-j D£ JEAN SECOND.
D'autres tenlèrenl, sans succès, De donner au Pindc français CcG cliauts brillantes, mais ain^les, Que trois siècles ont applaudis , Ces baisers brûlans et coupables Par Dorât si bien refroidis:
Les Dorats sont communs en France, ; Et Jean second , traduit par eux, Faisait de ses pêches heureux Une trop longue pénitence.
Elle ce^se enfin , grâce à vous.
Après cette œuvre méritoire, Qui pour nous rajeunit sa gloire.
Vous péchez aussi ; vif et doux, Orné sans fard , à la nature , Vons empruntez votre parure.
Le bon goùl ainsi voiis apprit Qu'au Parnasse, comme à Gythère, Une amante ne répond guère Aux baisers que donne l'esprit.