POUR LA LOGE DES NEUF SŒURS
Loin de nous dormaient les terapêles :
Dans ce temple à d'heurense.s fêles
Les Muses invitaient leurs disciples épars.
Ici naissait entre eux une amitié touchante.
Ils s'unissaient pour plaire ; et la Beauté présente Les animait de ses regards.
Qu'oses-tu , profane Ignownce!
Que vent ton aveugle imprudence ?
Des Muses respecte l'autel :
Là fume un encens légitime.
Arrête; tu serais victime De ton triomphe ci imineî.
Mais sur la démence et l'ivresse Qk« peut la voix d« la Sagesse?
Telles parfois , dans la saison Qui rend rahondance à nos plaines; Bu nord les subites haleines Erûlent la naissante moisson.
Vous ne gronderez plus, tempêtes passagères. Ainsi que le repos, les arts sont nécessaires;
Qu'ils renaissent toujours chéris.
La France à leurs bienfaits est encore sensible: Et nos fidèles mains de leur temple paisible
E.elèvent les nobles débris.
Amans des arts et de la lyre , L'orient reprend sa clarté; Venez tous; et de la Beauté Méritons encor le sourire.
Ici se plaisent confondus Les lalens , la douce indulgence , Les dignités et la puissance , Et les grâces et les vertus.
Amans des arts et de la lyre.
L'orient reprend saclarté; Venez tous ; et de la Beauté Méritons encor le sourire.
Ne parlons plus d'Éléonore :
J'ai passé le mois des amours.
Le mois! c'est beaucoup dire encore.
S'ils revenaient ces heureux jours, Et si j'avais à quelque i)elle Consacré mou cœur et mes chants , Combien je craindrais auprès d'elle Tes jolis vers et vos seize ans !