‹ uvres complètes d'Évariste Parny, poète célèbreChapitre 138 sur 174 · POUR LA LOGE DES NEUF SŒURS · texte numérisé non relu

POUR LA LOGE DES NEUF SŒURS

Loin de nous dormaient les terapêles :

Dans ce temple à d'heurense.s fêles

Les Muses invitaient leurs disciples épars.

Ici naissait entre eux une amitié touchante.

Ils s'unissaient pour plaire ; et la Beauté présente Les animait de ses regards.

Qu'oses-tu , profane Ignownce!

Que vent ton aveugle imprudence ?

Des Muses respecte l'autel :

Là fume un encens légitime.

Arrête; tu serais victime De ton triomphe ci imineî.

Mais sur la démence et l'ivresse Qk« peut la voix d« la Sagesse?

Telles parfois , dans la saison Qui rend rahondance à nos plaines; Bu nord les subites haleines Erûlent la naissante moisson.

Vous ne gronderez plus, tempêtes passagères. Ainsi que le repos, les arts sont nécessaires;

Qu'ils renaissent toujours chéris.

La France à leurs bienfaits est encore sensible: Et nos fidèles mains de leur temple paisible

E.elèvent les nobles débris.

Amans des arts et de la lyre , L'orient reprend sa clarté; Venez tous; et de la Beauté Méritons encor le sourire.

Ici se plaisent confondus Les lalens , la douce indulgence , Les dignités et la puissance , Et les grâces et les vertus.

Amans des arts et de la lyre.

L'orient reprend saclarté; Venez tous ; et de la Beauté Méritons encor le sourire.

Ne parlons plus d'Éléonore :

J'ai passé le mois des amours.

Le mois! c'est beaucoup dire encore.

S'ils revenaient ces heureux jours, Et si j'avais à quelque i)elle Consacré mou cœur et mes chants , Combien je craindrais auprès d'elle Tes jolis vers et vos seize ans !

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