‹ uvres complètes d'Évariste Parny, poète célèbreChapitre 139 sur 174 · A CES MESSIEURS · texte numérisé non relu

A CES MESSIEURS

Ces messieurs m'ordonnent toujours De retourner à mes amours.

Mais auxquels.^ Une Éleonore De la vie embellit l'aurore ; A l'aurore laissons les fleurs.

J'ai payé mon tribut de pleurs A la beauté même infidèle, Et les vers que j'ai faits pour elle Pour moi sont toujours les meilleurs.

Retournerai-je à Geneviève, Aux mœurs du couvent féminin, Au tendre et dévot Élinin , A Panther, à la première Eve, A son époux trop peu malin , Aux licences patriarcales , Aux aventures virginales.

Aux anges, aux diables enfin ? Si c'est là, messieurs, qu'on m'exile, J'obéirai , je suis docile.

Peut-être ces champs moissonnés M'offriront quelque fleur nouvelle.

Digne encore de votre nez :

L'odeur mystique vous plaît-elle.^ Sans doute, et ce point arrêté Sera la base du traité.

Mais vous qui venez au Parnasse Remettre chacun à sa place, Vous devez l'exemple : il faut bien "Vous renvoyer à quelque chose; Point de traité sans cette clause :

A quoi retouinez-vous ? A rien.

Sn MELANGES.

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