A CES MESSIEURS
Ces messieurs m'ordonnent toujours De retourner à mes amours.
Mais auxquels.^ Une Éleonore De la vie embellit l'aurore ; A l'aurore laissons les fleurs.
J'ai payé mon tribut de pleurs A la beauté même infidèle, Et les vers que j'ai faits pour elle Pour moi sont toujours les meilleurs.
Retournerai-je à Geneviève, Aux mœurs du couvent féminin, Au tendre et dévot Élinin , A Panther, à la première Eve, A son époux trop peu malin , Aux licences patriarcales , Aux aventures virginales.
Aux anges, aux diables enfin ? Si c'est là, messieurs, qu'on m'exile, J'obéirai , je suis docile.
Peut-être ces champs moissonnés M'offriront quelque fleur nouvelle.
Digne encore de votre nez :
L'odeur mystique vous plaît-elle.^ Sans doute, et ce point arrêté Sera la base du traité.
Mais vous qui venez au Parnasse Remettre chacun à sa place, Vous devez l'exemple : il faut bien "Vous renvoyer à quelque chose; Point de traité sans cette clause :
A quoi retouinez-vous ? A rien.
Sn MELANGES.