‹ uvres complètes d'Évariste Parny, poète célèbreChapitre 27 sur 174 · LES SERMENS · texte numérisé non relu

LES SERMENS

Oui, j'en atteste la nuit sombre, Confidente de nos plaisirs, Et qui verra toujours son ombre Disparaître avant mes désirs; J'atteste l'étoile amoureuse, Qui, pour voler au rendez-vous.

Me prête sa clarté douteuse; Je prends à témoins ces verroux.

Qui souvent l'éveillaient ta mère.

Et cette parure étrangère.

Qui trompe les regards jaloux ; Eiïfin, j'en jure par toi-même, Je veux dire par tous mes dieux ; T'aimer est 1« bonheur suprême;

Il n'eu est point d'aulre à mes yeux.

Viens donc, ô ica belle maîtresse, Perdre tes soupçons dans mes bras; Viens t'assurer de ma tendresse, Et du pouvoir de tes appas.

Aimons, ma chère Éléonore , Aimons au moment du réveil , Aimons au lever de l'Aurore , Aimons au coucher du soleil; Durant la nuit aimons encore.

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