NOMS DE FAMILLE
Sanscrit.
Golliiqiie.
Teutonique.
Anglo-saxon.
Scandinave.
Père,
pita,
fadar.
flitar,
ftuler.
fadir.
Fils,
sunus,
SUllUS,
sunu,
sunu ,
sour.
Fille,
duliita,
dauthar,
toli(ar,
dohlor,
dottir.
Frère,
lihratri,
brotliar.
prodar,
1 brodhor.
broddir.
Sœur,
svasri,
svistar,
suestar,
svaster,
syster.
(1) Dans ce court exposé, j'ai clierchc à reproduire les conclusions de la savante grammaire comparée de Bopp [Vergleichende Grammalik). Cet orientaliste a entouré de nouvelles preuves la belle loi de permutation des consonnes, déjà dén:o:Urée par Grimm [Dcutsclie Gramm., t. I). Etant donné un radical sanscrit, ce radical passera (presque toujours) dans les autres idiomes européens sans changer de consonnes : mais, en entrant dans les dialectes gothique, anglo-saxon, Scandinave, la douce sera remplacée par la forte; la forte, par l'aspirée; et l'aspirée, par la douce. Enfin, si le mot descend dans le teutonique, la douce sanscrite se
'200 c.iiAi'rritE IV.
y paraît dans toute sa richesse, avec trois genres, trois nombres, et huit cas. Sans doute cette régularité ne se soutient pas dans toutes les langues de même origine : le duel, conservé en grec, disparaît en latin, et le gothique ne l'n plus que dans le pronom. Mais partout se maintient la distinction des trois genres, partout reviennent les mêmes caractéristiques des quatre cas principaux, partout enfin on aperçoit le principe de la déclinaison faible^ qui plie encore sous la règle générale, mais qui s'en affranchira pour se développer librementdans les dialectes germaniques (1).
changera en aspirée, Taspirée en lorle, la forte on douce. C'est ce qui <levient sensible par les exemples suivants :
Grec 011 lalin.
r.othique.
Teuliiiii.|ue.
lurba,
thoro^,
doio/".
/)edis.
/btus,
l'UOZ .
/"rater.
/jrolliar.
pruoder.
D, T. TU, ou Z,
duo.
hui.
tveiie.