I.KS lois
D'un autre coté, je reconnais devant les inèiues tribunaux, dans le mipme temps, sous les mêmes Ioi«, une procédure toute guerrière, où le débat n'est plus (ju'un appel à la force. Le demandeur, sans auloiisation préalable du magistrat, accompagné seiilemeiil de ses témoins, est allé faire la sommation au logis du défendeur comme une déclaration de guerre. Au jour dit, les deux adversaires comparaissent en armes dans l'assemblée. Là il leur est permis de récuser les témoignages et les épreuves, de s'en remettre à leur épéc et de réclamer le duel. La coutume l'admet pour tous
HistoriaS. Caihberli : « Juro per dcos nieos potenlcs Tlior et (Uliaii. » Kii Islaïulo, celui qji luôlail le sei'ment judiciaire inetlait la main sur un anneau teuit du sang des victimes. Grimm, 89.') et suiv.; Geijer, Gesckicltlc Scitwedcns, p. 102; Uniharis, I, 504. — Kn ce (jni louche les soleum'tés .symboliques de la vente, de la stipulation, etc., Mcicliclbcck, Hisloria Frisiiu/, 421, 484 ; Falke, Tnidilio/ies Corbeienses, p. 271 : « Secunduni moicm SaxoniciV legis cum terrœ cespitc et viridi ramo arboris. » Griinni, p. 112 et suiv., donne un grand nombre d'exemples. Lex liajuvar., XV, 2 : « l'osl acceptum jiretium, testis pcr aurem débet esse Iractus. » liipunr., 60; Marculf, 1, 21 : u Omnes causas suas ci per festucam visus est commendassc. » Cf. Lex Hipiiar., 71 ; Trinlitioncs Fulilciises, 1, 5, 20. — Pour Tordalie, Edda Sxmioidar, t. Il; Quida Giilltninar, lU : « Gito ea dimisit ad lundum — manum candidam — alqueea sustulit — virides lapillos. » — « Videle nunc, viri ' — Kgo ilkesa lacta sum, — sanctequideu), — quantumvis lebes iste ferveat. » Capilidar., .uni. 803, cap. v ; Saxo Graumialicus, lib. XII ; Legrs Edowardi, Zi ; Lef/t's lux, 77, etc. ; Pliilli|>s, Gcschichle des Angelsxclisischen-lîcrlil^, Lex Salica, ÔO, W.K 76;Gregorius Turon., MiricuL, lib. 1, c. lxxxi; Le.r • ï.svV/of/i., VI, 1, .">; Luitpnuid, Lex, V, 21; Ilincmar. Epist. xxxi.v; Annal. lUnrman Pannen'^. ad ann. 876 ; Saelixenspiefiel, 1, 39. Les plaies du cadavre saignent à rapproche du meurtrier : Nibelioiyeii, 084-98G; Sbakspeare, Richard lll, acte I, se. ii. Cf. Grimni, Deutsche Reehls-Allcrf/i?7/Her, 951; Pardessus, Onzième Dissertation sur la loi salique. — Sur la peine de mort, Tacite, 12, 19; Lex Fris., additio sapienliam, tit. 12 : K Qui i'anuni effregerit iminolatur diis quorum templa violavil. » Ynylinf/a saga, cap. vu.
liO CIIAl'lïHli III.
les gi'iuc^ lie cuiileslations, soil (|ii'ii s'agisse d'un clianij), rrune vigne ou d'une sonjme d'argent; à jjIus lorle raison quand il faut prouver un crime. Si le litige est d'un fonds de terre, on place devant les combattants la glèbe symbolique. Ils la touchent de la |)ointe de l'épée avant de croiser le Ter. Les juges, simples spectateurs de l'action, n'ont plus qu'à proclamer le vainqueur. iiC vaincu éprouve le sort de tous ceux qui succombent dans les batailles : il faut qu'il subisse la laïKjon, la captivité ou la mort. En matière civile, (juand le débiteur condamné par jugement refuse de s'exécuter, il y a exécution militaire, invasion de sa maison à main armée, saisie de ses biens jusqu'à concurrence de la dette. S'il ne peut payer de son bien, il paye de sa personne. Le créancier se le fait adjuger par le tribunal à titre de serf; il le garde dans sa maison, le charge de travaux humiliants, l'enchaîne s'il lui plaît, « pourvu que la chaîne ne soit pas serrée au point c( de faire rendre l'àme. » Mais, si le débiteur récixlci- Irant refuse de travailler, la loi norvégienne permet c( de le conduire à l'assemblée, afin que ses amis le rac< chètent; et, si personne ne le réclame, de couper c( sur son corps ce qu'on voudra en bas ou en haut. » En malière criminelle, une fois l'offense reconnue, les juges condamnent le coupable à une satisfaction pécuniaire proportionnée à la grandeui' du préjudice et à la dignité de l'offensé: on l'appelle tvergeld, c'est-à-dire le prix de la guerre. S'il s'agit d'un homicide, la satisfaction est reçue par les parenls du défunt, (jui ont