‹ uvres complètes de A.-F. Ozanam (volume 5)Chapitre 11 sur 33 · CI1A.\T V · texte numérisé non relu

CI1A.\T V

Déjà je m'étais séparé do ces onihres, el je suivais les traces de mon guide, quand j)ar derrière, et me montrant du doigt,

L'uned'eiles s'écria :« Vois. Il me semble que le dernier des deux fait obstacle au rayon qui n'éclaire pas la terre à sa gauche, llsemhlequ'ilseconiporteconinie un vivant.»

Je détournai les yeux au son de ces paroles, et je vis les ombres étonnées me regarder moi seul, moi seul et la lumière que j'interrompais.

c< Pourquoi, dit le maître, ton esprit s'embarrasse-t-il de telle sorte que lu retardes le pas? Que te fait ce que murmurent ceux-ci?

« Viens derrière moi, et laisse dire les gens. Reste comme une tour solide dont le souffle des vents ne fait jamais branler la cime ;

« Car toujours l'homme en qui une pensée jaillit sur une autre pensée éloigne de lui le but, parce que l'une affaiblit l'impétuosité de l'autre. »

7 Che potev' io ridir, se non : 1' vegno?

Dissilo, alquanto del color consperso Che fa r nom di perdon lalvola degno.

8 E intanto per la cosla da Ira verso

Venivan genti innanzi a noi un poco, Canlando Miserere a verso a verso.

9 Quando s' accorser eh' io non dava loco,

Per Io mio coi po, al trapassar de' raggi, Mular Io* canlo in un 0 lungo e roco,

10 E due di loro in forma di messaggi

Corsero inconlr' a noi, e dimandarne :

Di vostra condizion falene saggi.

il E '1 mio Maestro : Voi polete andarne, E ritrarre a color che vi mandaro, Che il corpo di cosiui è vera carne.

12 Se per veder la sua ombra rislaro,

Com' io avviso, assai è lor risposto : Faccianli onore, ed esser puô lor caro.

13 Vapori accesi non vid' io si tosto

Di prima notte mai fender sererio, Ne, Sol calando, nu vole d' agosto,

14 Che color non lornasser suso in meno,

E giunti là, con gli altri a noi dier volta, Corne schiera che corre senza freno.

15 Questa gente che prenne a noi, è molta,

E vengonti a pregar, disse '1 Poeta; Pero pur va, e in andando ascolta.

16 0 anima, che vai per esser lieta

cil A M V. 9i)

Ouo |)0uvais-j(' répondro. sinon : a Mo voici? » Jo le répondis, un pon coiivorl (\c oollo ron;^eur (jni plus d'une fois rend l'hommo digne de pardon.

Et cependant un peu dovan( nous, ol })ar lo travers de la côte, venait une iroupo qui chaulait lo Miserere verset par verset.

Quand ils s'aperçurent (jue mon corjts no donnail point passa^'O aux rayons, leur chant so changea en une exclamation hmgue et raucpio,

Et i\eu\ des leurs, en manière de messagers, coururent au-devant do nous, ot nous interrogeront : « Instruisez-nous de votre condition. )>

Et mon maître : « Vous pouvez aller, dit-il, ot rapporter à ceux (pii vous envoient (juc le corps de celui-ci est chair véritable.

« S'ils se sont arrêtés pour considérer son ombre, comme je le devine, on leur a amplomonl ri'pondu : Qu'ils lui fassent honneur: il peut leur devenir pncieux.^^

Jamaisje ne vis au comnK'nccment de la nuit les vapeurs embrasées fendre si rapidement le ciel serein, ni au coucher du soleil l'ochur traverser si piomj)tement les nuées d'août,

Que ces âmes ne retournassent en moins de temps encore vers la hauteur, et arrivées là, elles revinrent courant à nous avec les autres, comme un escadron qui s'élance à toute bride.

u Cette foule qui nous presse est nombreuse, dit le poète, ils viennent l'adresser une prière. Va donc toujours, et tout en cheminant, écoute :

(c 0 toi, àme qui, pour mériter le bonheur, t'en vas

100 DKL iniUGATORIO.

Con quelle membra, con le quai nascesli, Yenian gridando, un poco il passo quêta. n fiuarda, se alcun di noi unque vcdesti, Si elle di lui di là novclle poiii :

Dell perché vai? deli perché non l' arresti?

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