‹ uvres complètes de A.-F. Ozanam (volume 5)Chapitre 7 sur 33 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Plusieurs regardent rélude du moyen Age comme une erreur du romantisme, comme un engouement passager, une mode linie. Il est vrai que le moyen âge, condamne par une école qui ne le comprenait pas, a été réhabilité par une école qui le comprenait mal. Le moyen âge, saint Thomas, Dante, sont grands, non pour avoir rompu avec l'antiquité, mais pour l'avoir continuée, pour avoir préparé les temps modernes, non pour en être séparés par des abîmes. Le mérite des travaux de ce siècle, que nulle réaction ne peut détruire, c'est d'avoir renoué les traditions, d'avoir cessé de supprimer d'un trait de plume dix siècles d'histoire. On nous accuse de mépriser l'esprit humain, c'est au contraire par respect pour lui que nous ne permettons pas qu'on oublie les travaux de nos pères. Rien n'est beau comme cette perpétuité... Le vieux poëte, six cents ans après lui, nous fait travailler encore. Comme l'architecte inconnu de la cathédrale de Cologne, dont le plan retrouvé tient en haleine des milliers d'ouvriers ; elle s'achèvera.

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