‹ uvres complètes de A.-F. OzanamChapitre 4 sur 45 · PRÉFACE. XV · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XV

ges en hèremcnl rédigés et remarquablos par la justesse (le Tapereu et le bonliciir de Texpression. Avant de (juitter ce qui se rapporte à TAllemagne, je vais en citer quelques-uns. Il s'agit de la décadence de la littérature allemande à la lin du moyen âge. On verra ce (ju'il savait tirer dc^ parties les plus ingrates de son sujet, avec quelle grâce il parlait dv la trivialité.

« La poésie devient triviale, et pourtant elle reslo a populaire. — Intérêt pratique qu'elle conserve et a qui fait honneur au temps. — Mauvais esprit satirici que. C'est la guerre, c'est l'insurrection. Ainsi en c< est-il en réalité.

(( — Voici le molif de cet inti'rèf. — La poésie cliec< valeresque n'était pas faite pour \o peuple. — Qu'ini- « portaient les grands coup- d'épée, etc.. à ces pau- « vres gens qui n'avaient ni épées ni ancêtres, ni (( châtelaines aux blanches mains pour panser leurs « plaies? les récits de pompes, de fêtes, de tournois, « devaient plutôt contrister leur misère par un con- « Iraste affligeant.

« Comment les sentiments délicats, exaltés, raffinés <( quelquefois des Miiinesingcr qui passaient leur vie « entière aux pieds des dames, auraient-ils convenu h c( des arlisans sans loisir, qui, après de longues heures « laborieuses, avaient 5 peine quelques instants pour « leur famille?

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