‹ uvres complètes de Boileau DespréauxChapitre 109 sur 672 · LIVRE V, POÉSIES DIVERSES · texte numérisé non relu

LIVRE V, POÉSIES DIVERSES

Son chant n'a point forcé l'empire des esprits , Puisqu'on sait que l'arrêt en est irrévocable. Certes, si les beaux vers faisaient ce bel effet, Tu ferais mieux que lui ce qu'on dit qu'il a fait.

FRAGMENT

Tantôt nos navires , braves De la dépouille d'Alger, Viendront les Mores esclaves A Marseille décharger; Tantôt, riches de la perte De Tunis et de Biserte , Sur nos bords étaleront Le coton pris en leurs rives , Que leurs pucelles captives En nos maisons fileront'.

FRAGMENT

d'une ode pour le roi.

Je veux croire que la Seine Aura des cygnes alors Qui pour toi seront en peine De faire quelques efforts :

Mais vu le nom que me donne

1 En général , les troisièmes personnes du futur Unissent désagréablement les vers : il faut éviter de s'en servir ailleurs que dans les discours familiers. (MÉN.)

Tout ce que ma lyre sonne, Quelle sera la hauteur De l'hymne de ta victoire, Quand elle aura cette gloire Que Malherbe en soit l'auteur!

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