‹ uvres complètes de Boileau DespréauxChapitre 13 sur 672 · le mal as surmonte · texte numérisé non relu

le mal as surmonte

Si tes labeurs, d'où la France a tue -a déln rance .

Sont écrits avecque î'"i.

" on ne d. 'il point raire difficulté de s'en Berviren po surtout <-n pariant des dleui et des rois. Mi n

ŒUVRES DE MALHERBE

Qui sera si ridicule

Qu'il ne confesse qu'Hercule

Fut moins Hercule que toi ' ?

De combien de tragédies , Sans ton assuré secours, Étaient les trames ourdies Pour ensanglanter nos jours!

Et qu'aurait fait l'innocence, Si l'outrageuse licence, De qui le souverain bien Est d'opprimer et de nuire , IVeût trouvé pour la détruire Un bras fort comme le tien?

Mon roi , connais ta puissance,

Elle est capable de tout ;

Tes desseins n'ont pas naissance ,

Qu'on en voit déjà le bout ;

Et la fortune, amoureuse

De la vertu généreuse ,

Trouve de si doux appas

A te servir- et te plaire ,

Que c'est la mettre en colère

Que de ne l'employer pas.

Use de sa bienveillance , Et lui donne ce plaisir Qu'elle suive ta vaillance A quelque nouveau désir.

Où que* tes bannières aillent, Quoi que tes armes assaillent, Il n'est orgueil endurci Que, brisé comme du verre, A tes pieds elle n'atterre, S'il n'implore ta merci.

Je sais bien que les oracles Prédisent tous qu'à ton fils Sont réservés les miracles De la prise de Mempbis , Et que c'est lui dont l'épée, Au sang barbare trempée, Quelque jour apparaissant A la Grèce qui soupire, Fera décroître l'empire De l'infidèle croissant.

Mais, tandis que les années

' Je ne condamne pas ces belles figures ; je dis seulement qu'elles ne sont plus à mon usage. (Balzac, Entret. XXXI.)

1 Ménage a condamné, comme provinciale, cette façon de parler qui était encore d'un fréquent usage du temps de Corneille, et que J. J. Rousseau et Buflbn ont vainement essayé de faire revivre.

Pas à pas font avancer L'âge où de ses destinées La gloire doit commencer, Que fais-tu , que d'une armée A te venger animée Tu ne mets dans le tombeau Ces voisins dont les pratiques De nos rages domestiques Ont allumé le (lambeau?

Quoique les Alpes chenues Les couvrent de toutes parts , Et fassent monter aux nues Leurs effroyables remparts ; Alors que de ton passage On leur fera le message Qui verront-elles venir, Envoyé sous tes auspices, Qu'aussitôt leurs précipices Ts'e se laissent aplanir ?

Crois-moi , contente l'envie Qu'ont tant déjeunes guerriers D'aller exposer leur vie Pour t'acquérir des lauriers :

Et ne tiens point otieuses ■ Ces âmes ambitieuses Qui, jusques où le matin Met les étoiles en fuite, Oseront, sous ta conduite, Aller quérir du butin.

Déjà le Tésin tout morne Consulte de se cacher, Voulant garantir la corne * Que tu lui dois arracher :

Et le Pô , tombe certaine De l'audace trop hautaine, Tenant baissé le menton Dans sa caverne profonde , S'apprête à voir en son onde Choir un autre Phaéton.

Va , monarque magnanime ; Souffre à ta juste douleur Qu'en leurs rives elle imprime

1 C'est le mot latin oiiosus à peine francisé ; il a été banni de notre langue. Oseux et oisif, quoique plus éloignes de leur origine, sont restés.

2 Les poètes ont donné des cornes aux fleuves, et les ont peints en forme de taureaux. Il y a diversité d'opinions sur cette imagination, mais la véritable raison pour laquelle on les a peints de la sorte, c'est parce que leurs bras ressemblent aux cornes des taureaux; et, pour celte ressemblance, ces bras ont ete appelés des tomes par les anciens poètes latins. (Mén.)

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