‹ uvres complètes de Boileau DespréauxChapitre 136 sur 672 · AU MÊME · texte numérisé non relu

AU MÊME

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Ce que je fais à cette heure, je désirerais l'avoir fait dès hier. Mais je n'avais point de nouvelles à vous mander, et étais allé pour en apprendre. Cela ne m'a pas réussi. Tout ce que je sais, c'est que madame la princesse de Conti a écrit à madame sa mère, qui m'a fait voir la lettre, que, si Leurs Majestés ne sont à Paris le L"> de ce mois, elles n'en seront pas hien loin. Après cela, ne me demandez que ce que savent les crocheteurs. Le mariage de monseigneur et de mademoiselle de Montpensier est déjà une vieille nouvelle. Il fut arrêté il y eut hier huit jours. On en attend l'accomplissement au premier jour. La joie est par toute la cour, aux uns au co ur et au visage, aux autres au visage seulement. Celle de la reine mère, après celle de la mariée, est, à mon avis, la plus grande et la plus véritable. Cette bonne princesse désire de voir perpétuer sa postérité en la race de nos rois, et certes son désir est légitime. .Nous ne saurions enter de meilleure greffe que la sienne. Je cniis que les vœux de tous les de bien ont le même but : pour le mien, je sais hien ' que vous n'en doutez pas. Voilà tout ce que j'ai à vous dire là-dessus. Pour autres nouvelles, je vous envoie la harangue de M. le garde des sceaux, \ ous v verre/, de grandes marques de probité et d'éloquence, .f v loue tout . mais j'y admire cette comparaison des mines 1 1 des menées i\v> factieux. Vous m'en direz votre goût Adieu , monsieur mon cousin, je suis votre très-humble et très-affectionné serviteur.

A Paris, ce 2d'aoÙt 1626.

ŒUVRES DE MALHERBE

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