‹ uvres complètes de Boileau DespréauxChapitre 176 sur 672 · SUR L'ÉQUIVOQUE · texte numérisé non relu

SUR L'ÉQUIVOQUE

Du langage français bizarre hermaphrodite , De quel genre te faire, équivoque maudite, Ou maudit? car sans peine aux rimeurs hasardeux L'usage encor, je crois, laisse le choix des deux '. Tu ne me réponds rien. Sors d'ici, fourbe insigne, Mâle aussi dangereux que femelle maligne, Qui crois rendre innocents les discours imposteurs ; Tourment des écrivains , juste effroi des lecteurs ; Par qui de mots confus sans cesse embarrassée, Ma plume , en écrivant , cherche en vain ma pensée. Laisse-moi ; va charmer de tes vains agréments Les yeux faux et gâtés de tes louches amants ; Et ne viens point ici de ton ombre grossière Envelopper mon style, ami de la lumière. Tu sais bien que jamais chez toi, dans mes discours, Je n'ai d'un faux brillant emprunté le secours : Fuis donc. Mais non, demeure ; un démon qui m'ins- Veut (ju'encore une utile et dernière satire , [pire De ce pas en mon livre exprimant tes noirceurs, Se vienne, en nombre pair, joindre à ses onze sœurs ; Et je sens que ta vue échauffe mon audace.

1 Le genre de ce mot est fixé aujourd'hui du féminin.

Équivoque est

SATIRES

2li

Viens, approche : voyons, malgré l'âge et sa glace, Si ma nuise aujourd'hui , sortant de sa langueur, Pourra trouver encore un reste de vigueur.

Maison tend, dira-t-on, ce projet fantastique? Ne vaudrait-il pas mieux, dans mes vers, moins caus- Répandre de tes jeux le sel divertissant, [tique, Que d'aller contre toi, sur ce ton menaçant, Pousser jusqu'à l'excès ma critique boutade?

Je ferais mieux, j'entends, d'imiter Benserade '. ( l'est par lui qu'autrefois , mise en ton plus beau jour, Tu sus, trompant les yeux du peuple et de la cour, Leur faire, à la faveur de tes Muettes folles, Goûter comme bons mots tes quolibets frivoles. Mais ce n'est plus le temps : le public détrompé D'un pareil enjouement ne se sent plus frappé.

I es bons mots, autrefois délices des ruelles ,

A pprouvés chez les grands, applaudis chez les belles,

Hors démode aujourd'hui chez nos plus froids ba-

Sout des collets montés et des vertugadins 2. [dins ,

Le lecteur ne sait plus admirer dans Voiture

De ton froid jeu de mots l'insipide figure.

( l'esl à regrel qu'on voit cet auteur si charmant ,

Et pour mille beaux traits vanté si justement,

Chez toi toujours cherchant quelque finesse aiguë .

Présenter au lecteur sa pensée ambiguë,

El souvent du faux sens d'un proverbe affecté

Faire de son discours la piquante beauté.

Mais laissons la le tort qu'à ses brillants ouvrages lit le plat agrément de tes vains badinages. Parlons des maux sans fin que ton sens de travers , Source de toute erreur, sema dans l'univers : Et, pour les contempler jusque dans leur naissance, Des le temps nouveau-né, quand la toute-puissance D'un mot forma le ciel, l'air, la terre et les flots, {Test-Ce pas toi, voyant le monde a peine éclos , Qui , par l'éclat trompeur d'une funeste pomme, El tes mots ambigus, fis croire au premier homme Qu'il allait , en goûtant de ce morceau fatal , Comble de tout savoir, à Dieu se rendre égal?

II en lit sur-le-champ la folle expérience.

Mi lis tout ce qu'il acquil de nouvelle science, Fut (pu1, triste et honteux de voir sa nudité , 1! sut qu'il n'était plus, grâce à sa vanité. Qu'un chétif animal pétri d'un peu de terre,

\ qui la faim, la soif, partout faisaient la guerre, Et qui, courant toujours de malheur en malheur,

\ li mort arrivait enfin par la douleur. Oui, .le tes noirs complots et de ta triste rage

lire humain perdu fut le premier ouvrage :

l»aac de Benserade , Benseradde ou Bensserade, fui un des plu bemu esprits de la cour de Louis XIV. J Anciens ajustements de femme.

Et bien que l'homme alors parût si rabaissé , Par toi contre le ciel un orgueil insensé Armant de ses neveux la gigantesque engeance , Di. ii résolut enfin , terrible en sa vengeance, ! )',iImih' r SOUS les eaux tous ces audacieux. Mais avant qu'il lâchât les écluses des cieux , Par un fils de Noé fatalement sauvée .

Tu fus, comme serpent, dans l'arche consent Et d'abord poursuivant tes projets suspendus , Chez les mortels restants encor tout éperdus , De nouveau tu semas tes captieux mensonges, Et remplis leurs esprits de fables et de songes. Tes voiles offusquant leurs yeux de toutes parts , Dieu disparut lui-même à leurs troubles regards. Alors tout ne fut plus que stupide ignorance . Qu'impiété sans borne en son extravagance : Puis , de cent dogmes faux la superstition Répandant l'idolâtre et folle illusion, Sur la terre en tout lieu disposée à les suivre , L'art se tailla des dieux d'or, d'argent et de cuivre; Et l'artisan lui-même, humblement prosterné Aux pieds du vain métal par sa main façonné, Lui demanda les biens , la santé, la sagesse. Le monde fut rempli de dieux de toute espèce : On vit le peuple fou qui du Nil boit les eaux Adorer les serpents , les poissons , les oiseaux ; [ces ; Aux chiens , aux chats , aux boucs , offrir des saeriti- Conjurer l'ail , l'oignon, d'être à ses vœux propices; Et croire follement maîtres de ses destins Ces dieux nés du fumier porté dans ses jardins.

Bientôt te signalant par mille faux miracles, Ce fut toi qui partout fis parler les oracles : C'est par ton double sens dans leurs discours jeté Qu'ils surent, en mentant, dire la vérité, Et sans crainte , rendant leurs réponses normandes, Des peuples et des rois engloutir les Offrandes.

Ainsi , loin du vrai jour par toi toujours conduit , L'homme ne sortit plus de son épaisse nuit. Pour mieux tromper ses yeux . ton adroit artifice Kit à iliaque vertu prendre le nom d'un vice ; Et par toi, de splendeur faussement revête . Chaque vice emprunta le nom d'une vertu. Par toi l'humilité devint une bassesse; La candeur se nomma grossièreté . rn< !

\u contraire, l'aveugle et folle ambition S'appela des grands cœurs la belle passion : Du nom de fierté noble 6n orna l'impudence . Et la fourbe passa pour exquise prud( i L'audace brilla seule aux yeUJ de l'univi rs; El pour vraiment héros, chez les hommes péri On ne reconnut plus qu'usurpateurs iniques, Que t\ r. ioniques rois < • nsés grands politiqin -, Qu'infâmes scélérats a la gloire aspirants .

Et voleurs revêtus du nom de conquérants.

Mais à quoi s'attacha ta savante malice? Ce fut surtout à faire ignorer la justice. Dans les plus claires lois ton ambiguïté Répandant son adroite et fine obscurité, Aux yeux embarrassés des juges les plus sages Tout sens devint douteux, tout mot eut deux visages; Plus on crut pénétrer, moins on fut éclairci ; Le texte fut souvent par la glose obscurci : Et, pour comble de maux , à tes raisons frivoles L'éloquence prêtant l'ornement des paroles, Tous les jours accablé sous leur commun effort, Le vrai passa pour faux , et le bon droit eut tort. Voilà comme , déchu de sa grandeur première, Concluons, l'homme enfin perdit toute lumière, Et, par tes yeux trompeurs se figurant tout voir, Ne vit , ne sut plus rien , ne put plus rien savoir.

De la raison pourtant , par le vrai Dieu guidée , Il resta quelque trace encor dans la Judée. Chez les hommes ailleurs sous ton joug gémissants Vainement on chercha la vertu , le droit sens : Car qu'est-ce, loin de Dieu, que l'humaine sagesse? Et Socrate , l'honneur de la profane Grèce , Qu'était-il en effet, de près examiné, Qu'un mortel par lui-même au seul mal entraîné1, Et, malgré la vertu dont il faisait parade, Très-équivoque ami du jeune Alcibiade?

Oui , j'ose hardiment l'affirmer contre toi , Dans le monde idolâtre , asservi sous ta loi , Par l'humaine raison de clarté dépourvue L'humble et vraie équité fut à peine entrevue : Et , par un sage altier, au seul faste attacbé , Le bien même accompli souvent fut un péché.

Pour tirer l'homme enfin de ce désordre extrême, Il fallut qu'ici-bas Dieu , fait homme lui-même , Vînt du sein lumineux de l'éternel séjour De tes dogmes trompeurs dissiper le faux jour. A l'aspect de ce Dieu les démons disparurent ; Dans Delphes, dans Délos , tes oracles se turent : Tout marqua , tout sentit sa venue en ces lieux ; L'estropié marcha , l'aveugle ouvrit les yeux. Mais bientôt contre lui ton audace rebelle , Chez la nation même à son culte fidèle, De tous côtés arma tes nombreux sectateurs , Prêtres , pharisiens , rois , pontifes , docteurs. C'est par eux que l'on vit la vérité suprême De mensonge et d'erreur accusée elle-même , Au tribunal humain le Dieu du ciel traîné , Et l'auteur de la vie à mourir condamné.

1 Au lieu de ce vers, l'auteur avait mis celui-ci : Qu'un mortel , comme un autre , au mal déterminé. Et c'est le vers que M. le cardinal deNoailles lui lit changer. Vovez le discours qui précède celte satire. (Bon..)

Ta fureur toutefois à ce coup fut déçue ,

Et pour toi ton audace eut une triste issue.

Dans la nuit du tombeau ce Dieu précipité

Se releva soudain tout brillant de clarté ;

Et partout sa doctrine en peu de temps portée

Fut du Gange , et du Nil , et du Tage écoutée ;

Des superbes autels à leur gloire dressés

Tes ridicules dieux tombèrent renversés ;

On vit en mille endroits leurs honteuses statues

Pour le plus bas usage utilement fondues ,

Et gémir vainement Mars , Jupiter , Vénus ,

Urnes , vases , trépieds , vils meubles devenus.

Sans succomber pourtant tu soutins cet orage ,

Et , sur l'idolâtrie enfin perdant courage , [tils

Pour embarrasser l'homme en des nœuds plus sub-

Tu courus chez Satan brouiller de nouveaux fils.

Alors , pour seconder ta triste frénésie , Arriva de l'enfer ta fille l'Hérésie.

Ce monstre, dès l'enfance à ton école instruit , De tes leçons bientôt te fit goûter le fruit. Par lui l'erreur toujours finement apprêtée, Sortant pleine d'attraits de sa bouche empestée , De son mortel poison tout courut s'abreuver, Et l'Église elle-même eut peine à s'en sauver. Elle-même deux fois, presque toute arienne, Sentit chez soi trembler la vérité chrétienne , Lorsque attaquant le Verbe et sa divinité, D'une syllabe impie un saint mot augmenté « Remplit tous les esprits d'aigreurs si meurtrières , Et fit de sang chrétien couler tant de rivières. Le fidèle, au milieu de ces troubles confus, Quelque temps égaré , ne se reconnut plus ; Et dans plus d'un aveugle et ténébreux concile Le mensonge parut vainqueur de l'Évangile.

Mais à quoi bon ici du profond des enfers, .Nouvel historien de tant de maux soufferts , Rappeler Arius , Valentin et Pelage 2, Et tous ces fh rs démons que toujours d'âge en âge Dieu , pour faire éclaircir à fond ses vérités, A permis qu'aux chrétiens l'enfer ait suscités ? Laissons hurler là-bas tous ces damnés antiques , Et bornons nos regards aux troubles fanatiques Que ton horrible fille ici sut émouvoir, Quand Luther et Calvin, remplis de ton savoir, lit soi-disant choisis pour réformer l'Église , Vinrent du célibat affranchir la prêtrise , Et, des vœux les plus saints blâmant l'austérité , Aux moines las du joug rendre la liberté. Alors n'admettant plus d'autorité visible ,

1 Les Ariens niaient la consubstantialité du Verbe; et du mot ôjASÛaio? , qoi signifie consubstantiel , ils avaient fait 5u.c icûaioç, qui est de substance semblable.

2 Sectaires des premiers siècles de l'Eglise.

SATIRES

Chacun fut de la foi censé juge infaillible; l.t , sans être approuvé par le clergé romain , Tant protestant fut pape , une Bible a la main. De cette erreur dans peu naquirent plus de sectes Qu'en automne on ne voit de bourdonnants insectes Fondre sur les raisins nouvellement mûris, Du qu'en toutes saisons sur les murs, à Paris,' On ne voit affichés de recueils d'amourettes , ])c vers, de contes bleus, de frivoles sornettes , Souvent peu recbercbés du public nonchalant', Mais vantés à coup sur du Mercure galant. Ce ne fut plus partout que fous anabaptistes, Qu'orgueilleux puritains, qu'exécrables déistes; Le plus vil artisan eut ses dopmes à soi , El chaque chrétien fut de différente loi. La discorde , au milieu de ces sectes altières , En tout lieu cependant déploya ses bannières ; Et ta fille , au secours des vains raisonnements Appelant le rasage et les embrasements, Fit, en plus d'un pays, aux villes désolées, Sous l'herbe en vain chercher leurs églises brûlées. L'Europe fut un champ de massacre et d'horreur : Et l'orthodoxe même , aveugle en sa fureur, De tes dogmes trompeurs nourrissant son idée, Oublia la douceur aux chrétiens commandée; Et crut . pour venger Dieu de ses liers ennemis , Tout ce (pic Dieu défend légitime et permis. Au signal tout à coup donné pour le carnage, 1 ) ans les villes , partout , théâtres de leur rage , dut mille faux zélés , le fer en main courants , Allèrent attaquer leurs amis, leurs parents , I i . sans distinction , dans tout sein hérétique Pleins de joie enfoncer un poignard catholique : Car quel lion, quel tigre, égale en cruauté 1 ne injuste fureur qu'arme la pieté?

Cea fureurs, jusqu'ici du vain peuple admirées, I itaienl pourtant toujours de l'Église abhorrées :

I i . dans ton grand crédit pour te bien conserver,

II fallait que le ciel parût les approuver :

Ce chet'-d'ii uv re devait couronner ton adresse. Pour v parvenir donc, ton active souplesse, Dans l'école ahusant tes grossiers écrivains, I it croire à leurs esprits ridiculement vains Qu'un sentiment impie, injuste, abominable , Pu deux ou trois d'entre eux repute soutenante, Prenait chez eu\ un sceau de probabilité Qui même contre Dieu lui donnait sûreté ; Et qu'un chrétien pouvait , rempli de confiance . "Même en le condamnant , le sui\ re en conscience. sur ce beau principe, admis si follement , issitôl tu posas l'énorme fondement I >e la plus dangereuse et terrible morale Que Lucifer, assis dans sa chaire infernale,

Vomissant contre Dieu ses monstrueux sermons, Ait jamais enseignée aux novices démons. Soudain, au «rrand honneur de l'école païenne, On entendit prêcher dans l'église chrétienne Que sous le joug du vice un pécheur abattu Pouvait , sans aimer Dieu ni même la vertu, Par la seule frayeur au sacrement unie, Admis au ciel Jouir de la gloire infinie ; Et que, les clefs en main , sur ce seul passe-port, Saint Pierre à tous venants devait ouvrir d'abord.

Ainsi , pour éviter l'éternelle misère Le \ rai zèle aux chrétiens n'étant plus nécessaire , Tu sus , dirigeant bien en eux l'intention , De tout crime laver la coupable action. Bientôt, se parjurer cessa d'être un parjure; L'argent à tout denier se prêta sans usure: Sans simonie , on put , contre un bien temporel , Hardiment échanger un bien spirituel ; Du soin d'aider le pauvre on dispensa l'avare ; Et même chez les rois le superflu fut rare. C'est alors qu'on trouva , pour sortir d'embarras , L'art de mentir tout haut en disant vrai tout bas : C'est alors qu'on apprit qu'avec un peu d'ao'i Sans crime un prêtre peut vendre trois fois sa messe Pourvu que , laissant la son .salut a l'écart , Lui-même en la disant n'y prenne aucune part : C'est alors que l'on sut qu'on peut pour une pomme, Sans blesser la justice , assassiner un homme : Assassiner ! ah ! non, je parle improprement; Mais que, prêta la perdre, on peut innocemment, Surtout ne la pouvant sauver d'une autre sorte , .Massacrer le voleur qui fuit et qui l'emporte. Lutin ce fut alors que, sans se corriger, [ger?

Tout pécheur... Mais où vais je aujourd'hui m". n i- Yeux-jed'un pape illustre', arme contre tes CJ unes, A tes yeux mettre ici toute la bulle en rimes ; Exprimer tes détours burlesquemenl pi< ux . Pour disculper l'impur, le gourmand, l'envieux; Tes subtils faux-fuyants pour sauver la mol!' s*,-. Le larcin, le duel, le luxe, la pai Lu un mot . faire voir a fond développés l'ousces dogmes affreux d'anathème frapj Que, sans peur débitant tes distinctions folles, L'erreur encor pourtant maintient dans tes éc 'les? M, us sur ce seul projet soudain puis-je ignorer A quels nombreux combats il faut me prépart r? .l'entends déjà d'ici tes docteurs frénétiques Hautement me compter au rang des bérétiq M'appéler scélérat , traître, tourbe, imposteur,

Froid plaisant, faux bouffon, vrai calomniateur;

1 Innocent XI, qui condamna les cinq propositions extraite* ou prétendues extraite» de Jan» oint

ŒUVRES DE B01LEAC.

De Pascal , de Wendrok » , copiste misérable ; Et , pour tout dire enfin , janséniste exécrable. J'aurai beau condamner, en tous sens expliqués, Les cinq dogmes fameux par ta main fabriqués ; Blâmer de tes docteurs la morale risible : C'est, selon eux, prêcher un calvinisme horrible ; C'est nier qu'ici-bas par l'amour appelé Dieu pour tous les humains voulut être immolé.

Prévenons tout ce bruit : trop tard , dans le nau- Confus on se repent d'avoir bravé l'orage, [frage , Halte-là donc , ma plume. Et toi , sors de ces lieux ,

1 C'est sous ce nom qui Nicole publia sa traducUon latine des Provinciales.

Monstre , a qui , par un trait des plus capricieux , Aujourd'hui terminant ma course satirique , J'ai prêté dans mes vers une âme allégorique. Fuis, va chercher ailleurs tes patrons bien-aimés , Dans ces pays par toi rendus si renommés , Où l'Orne épand ses eaux, et que la Sartne arrose Ou , si plus sûrement tu veux gagner ta cause , Porte-la dans Trévoux2 , à ce beau tribunal Où de nouveaux Midas un sénat monacal, Tous les mois, appuyé de ta sœur l'Ignorance , Pour juger Apollon tient, dit-on, sa séance.

1 Rivères qui passent par la Normandie. (Bon..)

2 Petite ville, près de Lyon, sur les bords de la Saône.

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