LIVRE I, ODES
Les rayons d'or étinceler; Et chargez de perles vos têtes , Comme quand vous allez aux fêtes Où les dieux vous font appeler.
Quand le sang bouillant en mes veines Me donnait de jeunes désirs, Tantôt vous soupiriez mes peines ', Tantôt vous chantiez mes plaisirs :
Mais , aujourd'hui que mes années Vers leur fin s'en vont terminées , Siérait-il bien h mes écrits D'ennuyer les races futures Dis ridicules aventures D'un amoureux en cheveux gris?
Non, vierges , non : je me retire De tous ces frivoles discours; .Ma reine est un but à ma lyre Plus juste que nulles amours ; Et quand j'aurai , comme j'espère, Fait ouïr, du Gange à l'Ibère, Sa louange à tout l'univers , l'i'iin: sse me soit un Cocyte, Si jamais je vous sollicite De ni'aider à faire des vers ■ !
lussi bien, chanter d'autre chose Ayant chanté de sa grandeur, Serait-ce pas après la rose Aux pavots chercher de l'odeur, Et des louanges de la lune Descendre a la clarté commune D'un de ces feux du firmament Qui , sans profiter et sans nuire , Vont r< eu l'usage de luire Que par le nombre seulement ?
Entre les rois à qui ci I Doit sou principal ornement, Ceux de la Tamise et du Tage Tout louer leur gouvernement :
Mais en de si calmes piw inces, OÙ le peuple adore les princes, Et met au degré le plus haut L'honneur du sceptre légitime ,
'C'est li. < chantiez mes peines en soupirant. Tons
nos portes français, tant anciens que modernes, se sont servis du m .1 toupireren la signification active, | ..//•. . Les
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