‹ uvres complètes de Boileau DespréauxChapitre 20 sur 672 · I .1.1 : . I ■ VU, V. 41 Ml H · texte numérisé non relu

I .1.1 : . I ■ VU, V. 41 Ml H

'La serments des poètes sont comme ceui des buveurs: autant en emporte !<■ vent.

Saurait-on excuser le crime

De ne régner pas comme il faut ■?

I i point aux ri\e, d'un fleuve

Où donnent les venta et les ■

' sa véritable pn L'art de conduire les vaisseaux :

II faut fn la plaine salée Avoir lutté contre Mal< fi ' .

El . près du naufrage dernier, S'être vu dessous les Pléiades 3 Eloigné de ports et de rades, Pour être cru bon marinier.

Ainsi quand la Grèce, partie D'où le mol Inaure * coulait , Traversa les mers de Scythie En la navire qui parlait \ Pour avoir sud - 6,

Tromper li s vagues forcenées, Les pilotes du Gis d'Éson 7, Dont le nom jamais ne s'efface , Onl gagné la première place, En la fable d i la Toison.

\ ; . conservant cet empire Où l'infidi lité du - irt .

Jointe a la nôtre encore pire .

Allait faire un dernier effort,

Ma reine acquiert à ses mérites Un nom qui n'a point de limites,

1 Expression familière et prosaïque. Hfi \

2 Matée, aujourd'hui l

montoire de Laconie, fameux par plusi •an naul

3 Ce nom, sur l'origine duquel oa n'esl ;

i .In

Taureau. Suivant l'opinion la plus \ t

a été appelée ->.:'• Ie;suivanl :

Pléiadesdérivedeit ûv,qui signifie novi$ i

est fondée sur ce que le lever ' Ondu

printemps p( le commi ncement de Pété,

leur lever le temps h n.

i i leuvedeThessaiie, .iiii>! nommi toujours i aisible, mol, et a l'abri du i

■< Le nai IreAi Yalérius M a as a dit :

Venturos canil rrrnrrs , r.init ri j,.\ i< iras \ iiu bumania . stellatl i

Les poètes onl f< iint que ce • ai Ire fail des chênes de Dodone, qu Mi n.

Du temps de M e plus noble ier de ces .!■ 'Ii

urd'hul les P

- <lu B< >-pî - irope et l'auli

lason.

ŒUVRES DE MALHERBE

Et, ternissant le souvenir Des reines qui l'ont précédée , Devient une éternelle idée De celles qui sont à venir.

Aussitôt que le coup tragique Dont nous fumes presque abattus Eut fait la fortune publique L'exercice de ses vertus , En quelle nouveauté d'orage Tse fut éprouvé son courage !

Et quelles malices de flots, Par des murmures effroyables, A des vœux à peine payables N'obligèrent les matelots !

Qui n'ouït la voix de Bellone , Lasse d'un repos de douze ans , Telle que d'un foudre qui tonne, Appeler tous ses partisans , Et déjà les rages extrêmes , Par qui tombent les diadèmes, Faire appréhender le retour De ces combats dont la manie Est l'éternelle ignominie De Jarnac et de Moncontour?

Qui ne voit encore à cette heure Tous les infidèles cerveaux Dont la fortune est la meilleure Ne chercher que troubles nouveaux , Et ressembler à ces fontaines Dont les conduites « souterraines Passent par un plomb si gâté, Que, toujours ayant quelque tare 2, Au même temps qu'on les répare L'eau s'enfuit d'un autre côté?

La paix ne voit rien qui menace De faire renaître nos pleurs; Tout s'accorde à notre bonace :

Les hivers nous donnent des fleurs-; Et si les pâles Euménides 3 Pour réveiller nos parricides Toutes trois ne sortent d'enfer,

1 Expression normande. On dit conduits, et à la cour, et à Paris, et dans les autres provinces. Mi.v

2 Ménage regardait ce mot comme indigne de la majesté de l'ode.

3 Les Furies ont été appelées Euménides, non par antiphrase, comme l'ont pensé quelques grammairiens, mais p Minerve les adoucit en faveur d'Oreste, après qu'il eut été absous , dans l'Aréopage , du meurtre qu'il avait commis eu la personne de sa mère. ( Mén". )

Le repos du siècle où nous sommes Va faire à la moitié des hommes Ignorer que c'est que le fer.

Thémis , capitale ennemie Des ennemis de leur devoir, Comme un rocher est affermie En son redoutable pouvoir ; Elle va d'un pas et d'un ordre Où la censure n'a que mordre ; Et les lois , qui n'exceptent rien De leur glaive et de leur balance , Font tout perdre à la violence Qui veut avoir plus que le sien.

Nos champs même ont leur abondance Hors de l'outrage des voleurs; Les festins , les jeux et la danse En bannissent toutes douleurs.

Rien n'y gémit, rien n'y soupire, Chaque Amarylle J a son ïityre :

Et, sous l'épaisseur des rameaux, Il n'est place où l'ombre soit bonne Qui soir et matin ne résonne Ou de voix ou de chalumeaux.

Puis , quand ces deux grands hyménées Dont le fatal embrassement Doit aplanir les Pyrénées Auront leur accomplissement , Devons-nous douter qu'on ne voie, Pour accompagner cette joie , L'encens germer en nos buissons, La myrrhe couler en nos rues 2, Et sans l'usage des charrues Nos plaines jaunir de moissons?

Quelle moins hautaine espérance Pourrons-nous concevoir alors, Que de conquêter 3 à la France La Propontide t en ses deux bords , Et , vengeant de succès prospères

1 Les Italiens disent indifféremment Filli , Fille, Fillide et Fillida. Xobis non lied esse tum diserlis. îs'ous ne disons que Phylis. ( MÉN. ) — Les six derniers \ ers d>' celte strophe sont admirables, et respirent toute la grâce et toute la douceur de Virgile. M. le duc du Maine les appelait un beau paysage.

2 Cette hyperbole est excessive, et le mot rue» manque de noblesse. I Mén. )

3 De conquœrere , conquistare , conquœrire , composés et synonvnies de quœrere , nous avons fait les mots conquerre, conqm'ler et conquérir : le dernier seul nous est reste.

* Bras de mer entre l'Hellespont et le Pont-Euxin.C est aujourd'hui la mer Blanche, ou merde Marmara.

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