‹ uvres complètes de Boileau DespréauxChapitre 24 sur 672 · LIVRE II, STANCES · texte numérisé non relu

LIVRE II, STANCES

Vous m'étiez présent a l'esprit En voulant tracer cet écrit ; Et me semblait vous voir paraître Brave et galant en cette cour, Où les plus huppés a leur tour Tâchaient de vous voir et connaître.

Mais ores à moi revenu , Comme d'un doux songe avenu Qui tous nos sentiments cajole, Je veux vous dire franchement, Et de ma façon librement , Que votre Histoire est une école.

Pour moi , dans ce que j*en ai veu , J'assure qu'elle aura l'aveu De tout excellent personnage; Et , puisque Malherbe le dit , Cela sera sans contredit :

Car c'est un très-juste présage.

Toute la France sait fort bien Que je n'estime ou reprends rien Que par raison et par bon titre ; Et que les doctes de mon temps Ont toujours été très-contents De m'élire pour leur arbitre.

La Garde, vous m'en croirez donc,

Que si gentilhomme fut onc

Digne d'éternelle mémoire,

Par vos vertus vous le serez

Et votre loz » rehausserez

Par votre docte et sainte Histoire.

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