‹ uvres complètes de Boileau DespréauxChapitre 25 sur 672 · LIVRE SECOM · texte numérisé non relu

LIVRE SECOM

STANCES

Si des maux renaissants avec ma patience N'ont pouvoir d'arrêter un esprit si hautain .

1 Louange, gloire.

• Noos avons pris ce mot des Italiens , qui npppllmt Ainsi les couplets de lean chansons. Il vient de ttanza, parce <|u'nn s'arrête ordinairement a la fin de chaque staoce.

Mi H

It

ŒUVRES DE MALHERBE

Le temps est médecin d'heureuse expérience : Son remède est tardif; mais il est bien certain.

Le temps à mes douleurs promet une allégeance , Et de voir vos beautés se passer quelque jour ; Lors je serai vengé, si j'ai de la vengeance Pour un si beau sujet pour qui j'ai tant d'amour.

Vous aurez un mari sans être guère aimée ;

Ayant de ses désirs amorti le flambeau -,

Et de cette prison de cent chaînes formée

Vous n'en sortirez point que par l'huis du tombeau.

Tant de perfections qui vous rendent superbe, Les restes d'un mari , sentiront le reclus; Et vos jeunes beautés flétriront comme l'herbe Que l'on a trop foulée et qui ne fleurit plus.

Vous aurez des enfants des douleurs incroyables, Qui seront près de vous , et crieront à l'entour ; Lors fuiront de vos yeux les soleils agréables , Y laissant pour jamais des étoiles autour.

Si je passe en ce temps dedans votre province , Vous voyant sans beautés , et moi rempli d'honneur, Car peut-être qu'alors les bienfaits d'un grand prin- Marieront ma fortune avecque le bonheur : [ce '

Ayant un souvenir de ma peine fidèle,

Mais n'ayant point à l'heure autant que j'ai d'ennuis ,

Je dirai : Autrefois cette femme fut belle ,

Kt je fus autrefois plus sot que je ne suis.

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