‹ uvres complètes de Boileau DespréauxChapitre 315 sur 672 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

(Telles sont ces pensées, etc.) Dans la lacune suivante, Longin rapportait un passage d'un poète tragique dont il ne reste [ue cinq vers. M. Despréaux

lesarej I da Renia |ues, et il les a expliqués

comme tous lesautres interprètes; mais je'croiî ledernier vers aurait du être traduit ainsi : « Ne « \i ■ mier maint naut une as

<< ble musique?» Ce n'est pas quelque Cap mais Borée qui parle et qut s'applaudit pour les grands vers qu'il a recite.-.

(Toutes ces phrasesaiusi es de vaines

imaginations troublent et gâtent plus un discours.) M. Despréaux a suivi ici tous les exemplaires, où il va

ut*i fàjîTTJ r.:..7i'.. du verbe 0. ..<•>, qui >i

gdti rfbarbonUlerfob eu ci ■ :m lis ce a ne me paraît pas assez fort pour la pensée de Longin, qui écrit sansdoute «tuant*: , comme je l'ai vu ailleurs. De cette manière \e mot gdier me semble trop général, et il ne détermine point assez le vice que ces

phrases ainsi embarrassées causent ou apportent au discours : au lieu que Longin, en se servant de ce mot, en marque précisémaet ce défaut : car il dit que « ces phrases el ces imaginations vaines, bien « loin d'élever et d'agrandir un discours, le trou-

blentet le rendent dur. » Et c'est ce que j'aurais voulu faire entendre, puisque l'on ne saurait être trop scrupuleux ni trop exact lorsqu'il s'agit de donner une idée nette et distincte des vices ou des vertus du discours.

(Je n'en vois pas de si enflé que Clitarque. ) Ce jugement de Longin est fort juste ; et , pour le confirmer, il ne faut que rapporter un passage de ce Clitarque, qui dit d'une guêpe : xaTavspE-ai rijv opeirw, ttaimarai $i -J.; -7.; xgCXjpc Spûç, « elle paît sur les « montagnes, et vole dans les creux des chênes. » Car en parlant ainsi de ce petit animal , comme s'il parlait du lion de Némée,ou du sanglier d'JÉrymanthe, il donne une image qui est en même temps et desagréable et froide; et il tombe manifestement dans le vice que Longin lui a reproché.

(Elle n'a quede faux dehors.» Tous les interprètes ontsui\i ici la leçon corrompue de iv*Xr6ei;,/û pour àvxxôeï; , comme M. Lefebvre a corrigé, qui se dit proprement de ceux qui ne qui ne peuvent croître; et, dans ce dernier sens, le passage est trèsdifficile a traduire en notre langue. Longin dit : - Cependant il est certain que l'enflure dans ledis- « cours, aussi bien que dans le corps, n'est qu'une « tumeur vide et un défaut de force pour s'ele\er, « qui fait quelquefois, » etc. Dans les anciens, on trouvera plusieurs passages où àvxk&uç a été mal pris pour ivaXôen.

( Pour s'attacher trop au style figuré . ils tombent dans une sotte affectation.) Ltpngin dit d'une manière plus forte, et par une figure : « Ils échouent dans le

style ligure, et se perdent dans une affectation ri- « dicule. «

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