‹ uvres complètes de Boileau DespréauxChapitre 318 sur 672 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

( Et le tenir toujours plein , pour ainsi dire , d'une certaine fierté noble , etc.) Il me semble que le mot plein et le mot enflé ne demandent pas cette modification, pour ainsi dire : nous disons tous les jours, « c'est un esprit plein de fierté , cet homme est enfle « d'orgueil. » Mais la figure dont Longin s'est servi la demandait nécessairement, .l'aurais voulu la conserver et traduire, « et le tenir toujours, pour ainsi « dire , gros d'une fierté noble et généreuse. »

( Quand il a dit à propos de la déesse des ténèbres. ) Je ne sais pas pourquoi les interprètes cl ' 1 1 < • siode et de Longin ont voulu que kyTùç soit ici la déesse des ténèbres. C'est sans doute la Trisd comme M. Lefèbvre l'a remarqué. Voici le portrait qu'Hésiode en fait dans le Bouclier, au vers 29 I : « La Tristesse se tenait près de là toute baigm « pleurs, pâle, sèche , défaite , les genoux fort - « et les ongles fort longs. Ses narines étaient une « fontaine d'humeurs, le sang coulait de ses joues, « elle grinçait les dents, et couvrait ses épaules de « poussière. » Il serait bien difficile que cela pût convenir à la déesse des ténèbres. Lorsque Hésj chius a marqué KxXûpevoç, XinrGûp.cvoç, il a fait assez voir que à-/>.y; peut fort bien être prise pour X<nrn , tristesse. Dans ce même chapitre , Longin s'est servi de à-/>.u; pour dire les ténèbres, une épaisse obscurité; et c'est peut-être ce qui a trompé les interprètes.

(Ajoutez que les accidents qui arrivent dans l'Iliade sont déplorés souvent par les héros de l'< klyssée. ) Je ne crois point que Longin ait voulu dire que les accidents qui arrivent dans l'Iliade sont déplorés parles héros de l'Odyssée. Mais il dit : ■ Ajoutez « qu'Homère rapporte d.ms l'Odyssée des plaintes < et des lamentations, comme connue- dès long- « temps a ses héros. Longin a égard ici a ces chansons qu'Homère fait chanter dan- l'Odyssée sur les malheurs tU> Crées et sur toutes les peines qu'ils avaient eues dans ce long siège. On n'a qu'à lire le livre MIL

( Nous pouvons dire que c'est le reflux de son esprit, etc. Les interprètes n'ont point rendu toute la pensée de Longin . qui . à mon a\is. n'aura eu garde de dire d'Homère qu'il s'égare dans des imaginations

et dis fables incroyables. M. Lefèbvre est le pre- ( Mais ces cinq sources présupposent comme pour mier qui ait connu la beauté de ce passagp; car fondement commun. ) Longin dit : « Mais ces cinq c'est lui qui a découvert que le grec était défectueux,

« sources présupposent comme pour fond , comme et qu'après Kumm&< il fallait suppléer &8tm i -xf

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