I.UIŒ1I, STANCES
.Nu te lasse donc plus d'inutiles complaintes :
Mais, sa^e à l'avenir, [tes
Aime une ombre comme ombre, et des cendres étein- Éteios le souvenir.
C'est bien , je le confesse , une juste coutume
Que le coeur affligé, Par le canal des yeux vidant son amertume,
Cherche d'être allégé.
Même quand il advient que la tombe sépare
Ce que nature a joint, Celui qui ne s'émeut a l'âme d'un barbare,
Ou n'en a du tout point.
Mais d'être inconsolable, et dedans sa mémoire
Enfermer un ennui , N'est-ce pas se haïr, pour acquérir la gloire
De bien aimer autrui?
Priant, qui vit ses fils abattus par Achille,
Dénué de support , Et hors de tout espoir du salut de sa ville ,
Reçut du reconfort.
François , quand la Castille , inégale à ses armes ,
Lui vola son dauphin', Sembla d'un si grand coup devoir jeter des larmes Qui n'eussent point de lin.
li les sécha pourtant, et, comme un autre Alcide,
Contre fortune instruit » , Fit qu'à ses ennemis d'un acte si perfide
Ea honte fut le fruit.
Leur camp , qui la Durance avait presque tarie
De bataillons épais , Entendant sa constance, eut peur de sa furie,
El demanda la paix3.
assiéger Thèbes, ayant rencontré Rypsipilequi tenait entre ses 'titOpheltes, la prièrent de leur montrer quelque fontaine "ii quelque ruisseau pour faire boire leur armée, qui
i rail M;- soif. Elle les mena vers une fontaine, et . afin de
marcher plus à son aise, elle laissa son nourrisson suc l'herbe. On serpent mordit Opheltèa, qui mourut sur-le-champ de cette morsure. Lycurgue, imputant la mort de son lih a Bj psipile, voulut la faire mourir. Les prinees ■j.rvc^, qui étaient cause de cet accident . l'en empêchèrent . et , pour consoler Lj curgue , il* instituèrent lesjeux NéméenstA l'honneur (FOpheltès, qu'ils
surnommèrent tr , parce que sa mortlut leçon •!)-
eemenl de leurs malheurs. Hi n
• François, dauphin de France, fils aine il.- François i ' mourut empoisonné, le 28 février 1634, âgé de dix-huit ans, et Fon accusa d'une mort si prématurée la cour de Madrid, qui redoutait les talents militaires de ce Jeune prince.
Ongarlail ainsi anciennement, témoin le proverbe: Contre fortuné bon ca ur Mi v
Enltmemeannée i :.; .< harles-Quint fit une irruption en
De moi ' , déjà deux fois . d'une pareille foudre
Je me suis vu perclus; Et deux fois la raison m'a si bien fait résoudre.
Qu'il ne m'en souvient plus.
Non qu'il ne me soit grief que la tombe possède
Ce qui me fut si cher; Mais en un accident qui n'a point de remède
Il n'en faut point chercher.
La mort a des rigueurs à nulle autre pareilles :
On a beau la prier; La cruelle qu'elle est se bouche les oreilles,
Et nous laisse crier.
Le pauvre en sa cabane , où le chaume le couvre .
Est sujet à ses lois ; Et la garde qui veille aux barrières du Louvre
N'en défend point nos rois.
De murmurer contre elle , et perdre patience ,
Il est mal à propos; Vouloir ce que Dieu veut est la seule science
Qui nous met en repos.