‹ uvres complètes de Boileau DespréauxChapitre 410 sur 672 · COMTE DE M AU REPAS · texte numérisé non relu

COMTE DE M AU REPAS

Quelque affligé que je sois, monseigneur, la dou-

1 Le pape Innocent XII condamna, le 12 mars 1699, le livre deFénelon, intitulé: Explication des maximes des saints; mais la soumission de ce prélat fut un véritable triomphe pour lui.

2 Ils sont de François Gacon , qui se faisait nommer le poète sans fard.

leur ne m'a pas encore rendu si stupide que je ne sente, comme je dois, l'extrême honneur que vous m'avez fait en m'écrivant d'une manière si obligeante • sur la mort de mon illustre ami. Vous avez parfaitement tracé son éloge en très-peu de mots, et je doute que l'écrivain qui sera reçu en sa place à l'Académie le fasse mieux en beaucoup de périodes. N'attendez pas cependant, monseigneur, de moi sur cela une réponse digne de votre obligeante lettre. Il me reste assez de raison pour comprendre ce que je vous dois; mais non pas assez de liberté d'esprit pour vous exprimer ma reconnaissance ; et tout ce que je puis faire , c'est de vous assurer que je suis avec un très-grand zèle et un très-grand respect, monseigneur, etc.

Permettez pourtant que j'ajoute encore ce peu de mots , pour vous dire que c'est sur M. de Valincour qu'il m'a semblé que tous les académiciens tournent les yeux pour remplir la place de M. Racine; et j'espère que vous voudrez bien l'appuyer de votre crédit2, puisque c'est l'homme du monde le plus digne de lui succéder, et le plus propre à ne lui point faire un fade panégyrique3.

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