CONSEILLER D'ÉTAT
Il n'y a rien, monsieur, de plus poli ni de plus obligeant que la lettre que je viens de recevoir de votre part; et bien que je ne convienne en aucune sorte des éloges que vous m'y donnez, je n'ai pas laisséde les lire avec un plaisir très-sensible, n\ avant rien de plus agréable que d'être loué, même sans fondement , par l'homme du monde le plus louable, et qui a le plus de mérite. Vous pouvez, monsieur, nommer pour mon élève a non-seulement un homme d'aussi grande capacité que M.Bourdelin3, mais qui il vous plaira, et je me déterminerai toujours plutôt par votre choix que par le mien. Je suis bien aise, monsieur, que vous excusiez si facilement l'impuissance où me mettent mes infirmités d'assister à vos savantes assemblées. Tout ce que je vous demande pour mettre le comble à vos bontés, c'est de vouloir bien témoigner atout le monde que si je suis si inutilement de l'Académie des médailles, il est bien vrai aussi que je n'en veux recevoir aucun prolit pécuniaire. Du reste, monsieur, je vous prie d'être bien persuadé que c'est sincèrement et avec un trèsgrand respect que je suis....