RÉPONSE AU RÉVÉREND PÈRE THOULIER
Paris, 13 août 1709.
Je vous avoue, mon très-révérend père, que je suis fort scandalisé qu'il me faille une attestation par écrit pour désabuser le public, et surtout d'aussi bons connaisseurs que les révérends pères jésuites, (nie j'aie fait un ouvrage aussi impertinent que la fadeépîtreen vers dont vous me parlez. Je m'en vais pourtant vous donner cette attestation; puisque vous k trouiez, dans ce billet, où je vous déclare qu'il ne B*esl jamais rien fait de plus mauvais, ni de plus Sottement injurieux que cette grossière boutade .le
faite, je me mettrais moi-même au-dessous des Coras, des Pelletier et des Cotin. J'ajouterai à cette déclaration que je n'aurai jamais aucune estime pour ceux qui, ayant lu mes ouvrages, m'ont pu soupçonner d'avoir fait cette puérile pièce, fussent-ils jésuites. Je vous en dirais bien davantage si je n'étais pas malade, et si j'en avais la permission de mon médecin. Je vous donne le bonjour, et suis parfaitement, mon révérend père, votre, etc.