‹ uvres complètes de Boileau DespréauxChapitre 50 sur 672 · LIVRE II, STANCES · texte numérisé non relu

LIVRE II, STANCES

A ces mots, tombant sur la place , Transi d'une mortelle glace, Alcandre cessa de parler; La nuit assiégea ses prunelles; Et son âme , étendant les ailes , Fut toute prête à s'envoler.

Que fais-tu, monarque adorable?

Lui dit un démon favorable ; En quels termes te réduis-tu?

Veux-tu succomber à l'orage, Et laisser perdre à ton courage Le nom qu'il a pour sa vertu?

N'en doute point, quoi qu'il avienne, La belle Orantbe sera tienne ; C'est chose qui ne peut faillir.

Le temps adoucira les choses, Et tous deux vous aurez des roses Plus que vous n'en saurez cueillir.

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