‹ uvres complètes de Boileau DespréauxChapitre 507 sur 672 · SENTIMENTS DE PENITENCE · texte numérisé non relu

SENTIMENTS DE PENITENCE

Pressé de l'ennui qui m'accable , Jusqu'à ton trône redoutable J'ai porté mes cris gémissants :

Seigneur, entends ma voix plaintive, Et prête une oreille attentive Au bruit de mes tristes accents.

Si dans le jour de tes vengeances Tu considères mes offenses ,

• Nous avons, sur le mérite de cette pièce , on témoignage qui oe saurait être suspect ; c'est ceiuide Rousseau lui-même. « Il Eaut que je sois bien hardi (écrit-il a Duché , 19 novembre I690)pour vous faire part d'uni' mauvaise imitation que j'ai faite du De profundis. Je ne m'evciiserai point sur la Bimplidtéde ce psaume, peu susceptible des hardiesses de la poésie . ni sur le pende temps qui me l'ut donné pour le foire, n'y ■'> ■,l,t employé au plus qu'une, demi-heure : J'aurai plus toi •ail de vous demander indulgence plénière pour ce petit ou- •rage, que j'aurais pu mieux faire si on m'avait donné plus de temps. »

Oui , je m'assure en ta clémence.

Si , toujours plein de ta puissance, Mon zèle a soutenu ta loi , Dieu juste, sois-moi favorable, Et jette un regard secourable Sur ce cœur qui se fie en toi.

Dès que paraîtra la lumière, Jusqu'au temps où de sa carrière La nuit recommence le cours , Plein de l'espoir que tu demandes, Je t'adresserai mes offrandes, Et j'implorerai ton secours.

Heureux ! puisque de nos souffrances Par l'objet de nos espérances Nous devons être rachetés, Et qu'il nous permet de prétendre Qu'un jour sa bonté doit s'étendre Sur toutes nos iniquités.

ODE XVI

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