LIVRE I, ODES
A ce coup iront en fumée Les vœux que faisaient nos mutins En leur âme encore affamée De massacres et de butins '.
ÎS'os doutes2 seront éclaircies; Et mentiront les prophéties De tous ces visages pâlis, Dont le vain étude s'applique A chercher l'an climatérique De l'éternelle ûeur de lis J.
Aujourd'hui nous est amenée Cette princesse que la foi D'amour ensemble et d'hyménée Destine au lit de notre roi.
I.a voici, la belle Marie, Belle merveille d'Hétrurie, Qui fait confesser au soleil , Quoi <pie l'âge passé raconte, Que du ciel , depuis qu'il y monte , Ne vint jamais rien de pareil.
Telle n'est point la Cythérée,
Quand, d'un uouveau feu s'allumant ,
I Ile sort pompeuse et parée
Pour la conquête d'un amant :
Telle ne luit en sa carrière
1 )es m«S l'inégale courrière :
El telle dessus l'horizon