‹ uvres complètes de Boileau DespréauxChapitre 8 sur 672 · I . Lurore , au matin ■'• , ne s'étale · texte numérisé non relu

I . Lurore , au matin ■'• , ne s'étale

Quand les yeux même de Céphale

En feraient la comparaison5.

1 La porsie, qui se niait aux hyperboles, aime les pluriels. Horace a <lii de même : Paces, obliviom ■« . etc. Mi

Soit en vers, soit en prose, Malherbe a toujours lait ce mot féminin. Hi h

1 C'est-à-dire à tirer l'horoscope de la France, qui n'aura point de fin. — < Malherbe, dil Balzac, a eu le premier cette fantaisie des fleurs de Ils, a laquelle Je ne pus Jamais être complaisant, il nie demanda mon mffrage, que Je lui refusai dm- la liberté de notre conversation; et, bien qui' Je l'appemon père, il lui impossible au fils de laisser au père ni lr royaume des M ors de ii->. ni IV mpire du croissant. Tout petit garçon que J'étais, \<i lui résistai en face, el m'opposai i l'autorité e sa vieillesse el son mérite I 'i avaient acquise.

.if le priai de se souvenir du i il un de nos anciens, qu'il

ne faul pas que la prose enjambe sur la poésie. Je lui ri Irai qui' chaque genre Be doit contenter du sien, et que de démarquer les bornes qui - p irenl les i" ntières, l 'esl commencer le désordre el la confusion. » — on m' dit plus au- Jourd'hul ni en \<-r> ni en prose , /■ royaume desfleurs <!■■ lis ; mai> mi a conservé l'empire du croissant

t Pléonasme. Les Latins ont dit de même : Parler avec la bouche , écouter avec les oreilles : Ore locuta est, vocem his auribus hausi ; e\ les Grecs << ivi^stv, tj£'

'.j<j,:i îxsûaai. x'i H.

• Il parait, par ces vers, qui' M dherbe a cru qui' Céphale ri iii amoureux il'' l' lurore; en quoi il B'esl trompé. C'était au contraire l'Aurore qui était amoureuse de i éphale, i i

mm m RBB.

Le sceptre que porte sa race, On l'heur aux mérites est joint, Lui met l>- respect en 1 1 1 Mais il il»- 1 enorgueillit point.

Nulle vanité ae la touche;

■ .i lent i ar ~;i bouche; Et son Iront , témoin a Qu'au vice elle • g1 Ne peut que d'un cœur inseï Être vu sans être adore.

Quantes fois ' lorsque sur les ondes Ce nouveau miracle flottait , .Neptune en ses caves profondes Plaignit-il le feu qu'il sentait !

Et quantes fois en sa pensée De vives atteintes blessée Sans l'honneur de la roj Qui lui lit celer son martyre, Eût-il voulu de son empire Faire échange à cette beauté!

Dix jours, ne pouvant se distraire Du plaisir de la regard r, Il a, par un effort contraire, Essaye de la retarder.

Mas, à la fin, soit que l'audace Au meilleur avis ail fait place, Soit qu'un autre démon plus fort Aux vents ait imposé silence , Elle est hors de sa violence , Et la voici dans notre port.

La voici . peuples, qui nous montre Tout ce que la gloire a de prix ; Les fleurs naissent à sa rencontra Dans les cœurs et dans les esprits :

Et la présence <\''> merveilles Qu'en oyaient ■ dire nos oreilles \ccuse la témérité De ceux qui nous l'avaient décrite, D'avoir figuré son mérite Moindre que n'est la vérité.

O toute parfait" prin< L'étonnemenl de l'univt rs,

phale «'tait fidèle a Procris, comme il le lémo j au livre septième des M' fanion boses Mi v

■ Nos anciens poètes se servaient vol» tiers de ce mot; L est aujourd'hui toul > fait i> rs d'usage . mai- comme I mot combii h ■/■ fois esl trop languissant pour être nus en vers, il si rail i - uhaiter que quelq Bte le remit •

i autorité. Mi \.

i '. mps du verbi tt plut

ŒUVRES DE MALHERBE

Astre par qui vont avoir cesse ■ Isos ténèbres et nos hivers , Exemple sakS autres exemples, Future image de nos temples !

Quoi que notre faible pouvoir En votre accueil ose entreprendre, Peut-il espérer de vous rendre Ce que nous vous allons devoir?

Ce sera vous qui de nos villes Ferez la beauté refleurir, Vous , qui de nos haines civiles Ferez la racine mourir; Et par vous la paix assurée N'aura pas la courte durée Qu'espèrent infidèlement, Non lassés de notre souffrance, Ces Français qui n'ont de la France Que la langue et l'habiliement.

Par vous un dauphin nous va naître , Que vous-même verrez un jour De la terre entière le maître , Ou par armes , ou par amour ; Et ne tarderont ses conquêtes, Dans les oracles déjà prêtes , Qu'autant que le premier coton *, Qui de jeunesse est le message , Tardera d'être en son visage Et défaire ombre à son menton.

Oh ! combien lors aura de veuves La gent 3 qui porte le turban !

Que de sang rougira les fleuves Qui lavent les pieds du Liban !

Que le Bospbore en ses deux rives Aura de sultanes captives ' Et que de mères à Memphis^ ,

1 Façon de parler de ce temps-là. On dit encore quelquefois dans le discours familier, il n'a point de cesse ; mais on ne dit plus du tout il n'a point cesse. Pour sans cesse, il est toujours du bel usage. (MÉN.)

a Expression poétique du temps. Ronsard avait dit :

A peine sur son menton.

On coton De soie se laisse èpandre.

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