‹ Œuvres complètes de BordeuChapitre 4 sur 96 · ET LES OUVRAGES DE RORDEU · texte numérisé non relu

ET LES OUVRAGES DE RORDEU

îie permet point de douter qu’il ne fût le fruit de ses études antérieures , et qu’il n’eût quitté la province , certain d’arriver ainsi tout d’un coup à la célébrité. C’étoit à Paris que les doctrines mécaniques et chi» iniques de Boerhaave avoient les partisans les plus nombreux et les plus accrédités. Le livre ou se trouvoient attaquées les opinions dominantes ne pouvoit manquer de produire la sensation la plus' vive. Aussi, dès son apparition , tous les regards se dirigèrent sur le jeune athlète , qui ne craignoit point d’entrer en lice avec de si redoutables adversaires. L’objet du Traité des Glandes est de prouver que la sécrétion des humeurs dont les organes sont chargés , consiste en une véritable élaboration du liquide dont le sang fournit les élémens, et non point dans une simple séparation, comme le terme de sécrétion sembleroit l’indiquer. Cette fonction est le résultat de Faction propre de l’organe glandulaire, et ne résulte point d’un rapport mécanique entre la capacité des vaisseaux glandulaires et le volume des globules qui doivent y pénétrer, non plus d’une affinité chimique entre l’humeur sécrétée et la substance de la glande. Enfin l’excrétion du liquide sécrété est également due à Faction vitale de l’organe glandulaire. Les muscles et les organes voisins sont tellement disposés par rapport aux glandes , que bien loin de pouvoir les comprimer et les vider par expression des humeurs qu’elles fournissent, ils se bornent à leur imprimer des secousses et des mouvemens favorables à leur action. Il faut voir dans l’ouvrage luiméme comment Fauteur emploie ses connoissances en anatomie à prouver , surabondamment peut-être, qu’il n’est aucune glande qui ne se trouve à Fabri de cette prétendue compression, capable, disoit-on, d’en exprimer les sucs.

Les physiologistes modernes n’ont rien ajouté de

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