LXIX: JOURNÉE
Ferme foi en Jésus vrai Messie. Joan., xvi, 25, 8.
« Ils ont connu que vous m'avez envoyé! : » ils l'ont connu avec une ferme foi et une persuasion aussi forte que celle qu'on a des choses dont on est le plus assuré : « Ils l'ont connu véritablement?, » comme il l'a dit : tout est là dedans, et cela posé tout s'ensuit : heureux ceux à qui Jésus-Christ rend ce témoignage ! Examinons-nous nous-mémes sur cette importante disposition de notre cœur. Ecoutons saint Paul, qui nous dit : « Examinez-vous vous-mémes, si vous êtes dans la foi : éprouvez-vous vousmêmes * : » voyez combien il presse, combien il inculque : « Examinez-vous, éprouvez-vous : » Croyez-vous avec une pleine certitude que Jésus-Christ soit véritablement envoyé de Dieu? Quelle raison pourriez-vous avoir de ne le pas croire? N'a-t-on pas vu en lui toutes les marques que les prophétes et les patriarches avoient données du Christ qui devoit venir ? N'a-t-il pas fait tous les miracles qu'il falloit faire, et dans toutes les circonstances qu'il les falloit faire, en témoignage certain qu'il étoit celui qu'on devoit attendre et le véritable envoyé de Dieu? Quel autre que lui a donné aux hommes une morale si sainte, si pure, si parfaite ? Et qui a pu dire comme lui : « Je suis la lumière du monde*? » Où trouverons-nous plus de charité envers les hommes, de plus saints exemples, un plus beau modèle de perfection, une autorité plus douce, plus insinuante, plus ferme; une plus grande condescendance pour les foibles, pour les pécheurs, jusqu'à s'en rendre l'avocat, l'intercesseur, la victime ? C'est ce qu'il explique lui-
1 Joan., xvi, 25, — 2 [bid., 8. — * II Cor., xi, 5. — * Joan., virt, 12.
méme par ces aimables paroles : « Venez à moi, vous tous qui étes oppressés et affligés, et je vous soulagerai : approchez et apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur : et vous trouverez le repos de vos ames : car mon joug est doux et mon fardeau est léger '. » Il faut à l’homme un joug, une loi, une autorité, un commandement : autrement emporté par ses passions, il s'échapperoit à lui-méme. Tout ce qu'il y avoit à désirer, c'est de trouver un maitre comme Jésus-Christ, qui süt adoucir la contrainte et rendre le fardeau léger. Où trouverons-nous la consolation, l'encouragement et les paroles de vie éternelle, si nous ne les trouvons pas dans sa bouche? Croyez-vous bien tout cela? C'est la première partie de cet examen.
Mais quand nous aurons dit : Oui, je le crois, je le reconnois avec cette « plénitude de la foi? » dont parle saint Paul : avec une « pleine et entière persuasion ?, » saint Jean viendra nous dire, avec sa divine et incomparable douceur : « C'est en cela que nous savons que nous le connoissons, si nous gardons sa parole : celui qui dit qu'il le connoit et ne garde pas sa parole, c'est un menteur et la vérité n'est pas en lui. » Et un peu aprés : « Celui qui dit qu'il demeure en lui, doit marcher comme il a marché * » et suivre ses exemples. Dien certainement, «il y en a qui le confessent de bouche, et qui le renoncent par leurs œuvres”. » Saint Paul l'a dit et saint Jean a dit : « Mes petits enfans, aimons non de bouche et dela langue, mais en œuvre et en vérité^. » Sommesnous ou n'en sommes-nous pas de ceux-là ? Qu'avons-nous à nous répondre à nous-mêmes là-dessus ? C'est la seconde partie, encore plus essentielle que la première, de l'examen que nous faisons.
Et la troisième, la plus importante de toutes : « Si notre cœur ne nous reprend pas, et que nous marchions devant Dieu avec confiance ? : » si nous tàchons de vivre, de sorte que nous soyons les enfans de la vérité , du moins que nous travaillions à le devenir, et que « nous en puissions persuader notre cœur en la présence de Dieu, » croyons-nous bien que c'est là un don de Dieu, conformément à cette parole : « La paix soit donnée aux freres et
1 Matth., x1, 28-30. — ? Hebr., x, 22. — 9 I Thess., 1, 5. — * I Joan., IL, 3, 4, 6. — 5 Tit., 1, 16. — * I Joan., 111, 18. — 7 Ibid., 21, 29.
la charité avec la foi par Dieu le Père et par Jésus-Christ Notre- Seigneur. » En sorte que nous n'avons point à nous en glorifier, mais plutôt à nous humilier jusqu'aux enfers, parce que nous n'y avons apporté du nótre, à ce tel quel commencement de bonnes œuvres, que misère, pauvreté et corruption ; et que si c'est se perdre que de s'écarter de la vertu , c'est se perdre encore beaucoup plus d'en présumer.
Aprés cela il ne reste plus qu'à confesser nos péchés , non avec découragement et désespoir, mais avec une douce espérance , parce que le même saint Jean a dit « que si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés , et pour nous purifier de toute iniquité *. » Remarquez « fidèle et juste, » non qu'il nous doive rien, mais à cause qu'il a tout promis en Jésus-Christ. En sorte que, pour pouvoir espérer de lui notre rémission et notre grace, il suffit de croire qu'il a envoyé Jésus-Christ, parce que bien constamment il n'est envoyé que pour étre par son sang « la propitiation de nos fautes ?. »
VUVVVATTVUVWVULLVVULMTLTVUVTVULVVUVUVVLVATVUV ULTRA TUVATU LUV VL VV.
LXX* JOURNÉE
Dieu Pére et Fils. Joan., xvn, 3, 5, 10, 21, 25.
On ne peut quitter cette divine prière de Notre-Seigneur, ni le discours qui la précède et qui en a, comme on a vu, fourni la matière. On lit et on relit ce discours, ce dernier adieu, cette prière de Jésus-Christ, et pour ainsi dire ses derniers vœux, toujours avec un nouveau goût et une nouvelle consolation. Tous les secrets du Ciel y sont révélés, ef de la manière du monde la plus insinuante et la plus touchante.
Quel est le grand secret du Ciel, si ce n'est cette éternelle et impénétrable communication entre le Père, le Fils, et le Saint- Esprit? C'est là, dis-je, le secret du Ciel, qui rend heureux ceux qui le voient, et qui n'avoit point encore été parfaitement révélé ; mais Jésus-Christ nous le révèle ici d'une manière admirable.
1 Ephes., v1, 23. — 2] Joan., 1, 9. — 31 Joan., 11, 2.
Qui dit un Père dit un Fils, et qui dit un Fils dit un égal dans la nature , et qui dit un égal dans une nature aussi parfaite que celle de Dieu, dit un égal en toute perfection : en sorte qu'il n'y puisse avoir de premier et de second que par une sainte, parfaite et éternelle origine.
C'est ce que Jésus-Christ nous fait entendre, lorsqu'il demande à son Père la claire manifestation de la gloire qu'il avoit en lui‘: Apud te : « Chez vous et dans votre sein, devant que le monde füt fait ?. » Cette gloire qu'il avoit dans le sein de Dieu , ne pouvoit étre que celle de Dieu méme : laquelle, et cette gloire du Fils étant toujours et précédant tout ce qui a été fait, par conséquent n'a point été faite, par conséquent elle est incréée, et la méme que celle du Pére. Cela est ainsi, et ne peut pas étre autrement.
Le Fils, égal à son Pére, est pourtant en méme temps son «envoyé, » à cause « qu'il sort de lui?. » Il en est sorti pour venir au monde : voilà comme il est envoyé; il quitte le monde pour y retourner : voilà le terme de la mission; voilà tout ce qu'est Jésus-Christ en sa personne, parfaitement égal à Dieu qui l'envoie. Puisquil est son propre Fils, Dieu ne voudroit point avoir un Fils qui seroit moindre que lui et qui ne le valüt pas. Pardonnez, Seigneur, ces expressions : ce sont des hommes qui parlent. Quand on dit : Dieu ne voudroit pas, c'est-à-dire que ce seroit une chose indigne de lui, et qui par conséquent ne peut pas étre. C'est pourquoi, en tout et partout, il traite d'égal avec son Père : « Tout ce qui est à vous est à moi : tout ce qui est à moi est à vous * : » cela ressent une égalité parfaite et des deux côtés, c'est plus que si l'on disoit qu'on est son égal : car c'est plus de traiter d'égal avec lui que d'énoncer simplement cette égalité.
Mais voyons ce qu'est Jésus-Christ par rapport à nous. Il est, comme son Père, notre bonheur : « Connoitre son Père et lui, c’est pour nous la vie éternelle. » C'est pourquoi il dit : «Celui qui m'aime sera aimé de mon Père, et je l'aimerai, et je me manifesterai à lui*. » C'est là le grand effet de mon amour : c'est par là
que je rends les hommes éternellement heureux. Et il ajoute :
1 Joan., 1, 4. — ? Joan., xvit, 5. — 9 Joan., XVI, 285 XVII, 8. — * Joan., XVII, 10. — 5 Joan., XVII, 3; xiv, 21.
« Celui qui m'aime gardera ma parole, et mon Père l'aimera , et nous viendrons à lui, et nous y ferons notre demeure *. »
« Nous viendrons » en société, mon Pére et moi. Qui jamais a pu ainsi s'égaler à Dieu? « Nous viendrons : » car nous ne pouvons venir l'un sans l'autre : « Nous viendrons : » car ce n'est pas tout d'avoir le Père ; il faut m'avoir aussi : « Nous viendrons : » qui peut venir au dedans de l'homme, pour le remplir et le sanctifier intérieurement, que Dieu méme? « Nous viendrons en eux, et nous y demeurerons :» ils seront notre commun temple , notre commun sanctuaire : nous serons leur commune sanctification , leur commune félicité, leur commune vie. Que peut-il dire de plus clair, pour se mettre en égalité avec son Père? La meilleure maniere de le dire, c'est de le montrer par les effets. O homme, que désirez-vous ? D'avoir Dieu en vous : et afin que vous l'ayez pleinement , mon Pére et moi nous viendrons dans cet intérieur : si vous désirez de m'avoir en vous, en désirant d'y avoir Dieu, je suis done Dieu.
C'est ainsi que les fidèles seront un, parce que tous ils auront en eux le Père et le Fils, et qu'ils en seront le temple : «Ils seront un, » dit Jésus-Christ, mais ils seront « un en nous?. » Nous serons le lien commun de leur unité, parce qu'étant mon Pére et moi parfaitement un, toute unité doit venir de nous; et nous en sommes le lien comme le principe.
C'est la première partie du secret divin : l'unité parfaite du Père et du Fils, aujourd'hui parfaitement révélée aux hommes , pour leur faire entendre combien leur union doit être sincère et parfaite à sa manière, puisqu'elle a pour modèle et pour lien l'unité absolument parfaite du Pére et du Fils et leur éternelle et inaltérable paix.
WVWVWUVUVUVVVVULUVUVVYY VUVVULYVUMY VUUMUgVULUDqmm VV wv wA VWRUULUVANVULUMMVY VUYVVYVVYULVVYUVVUV
LXXF JOURNÉE.
Dieu Saint-Esprit. Joan., xiv, 16, 17, 26.
Venons maintenant au Saint-Esprit : « Je prierai mon Père, et 1 Joan., xiv, 93. — 2 Joan., XVII, 21. |
il vous donnera un autre consolateur pour demeurer éternellement avec vous !: Un autre consolateur! » Un consolateur à la place de Jésus-Christ, s’il est de moindre vertu et de moindre dignité, afflige plutót qu'il ne console. Ainsi un consolateur à la place de Jésus-Christ, ce n'est rien moins qu'un Dieu pour un Dieu. Et c'est pourquoi si le Fils vient en nous et y demeure comme le Père, « le Saint-Esprit y demeure aussi, et y est ? » comme le Père et le Fils. Il habite avec eux dans notre intérieur : comme eux ille vivifie. Nous sommes son temple, comme nous le sommes du Père et du Fils : « Ne savez-vous pas, dit saint Paul, que vous étes le temple de Dieu et que son Esprit habite en vous *? Ne savez-vous pas que vos membres sont le temple du Saint- Esprit qui habite en vous, et que vous n'étes pas à vous-mémes *? » Car un temple n'est pas à lui-même, mais au Dieu qui y habite. Celui-là done qui demeure en nous et qui y est, selon l'expression de Jésus-Christ, comme le Père et le Fils, est Dieu comme eux; "etsi j'ose parler ainsi, il fait en nous acte de Dieu, quand il y habite et qu'il nous possède.
« Il vous enseignera toute chose et il vous fera ressouvenir de ce que je vous aurai dit*. » Paroitra-t-il aux yeux? Parlera-t-il aux oreilles? Non : c’est au dedans qu'il tient son école : il se fait entendre dans le fond : c'est aussi ce méme fond où le Père parle, et où l'on apprend de lui à venir au Fils. Qui peut parler à ce fond, sinon celui qui le remplit et qui y agit pour le tourner oü il veut, c'est-à-dire Dieu? Le Saint-Esprit est donc Dieu, et c'est encore un acte de Dieu que de parler et se faire entendre au dedans le plus intime de l'homme.
« J'ai beaucoup de choses à vous dire; mais vous ne les pouvez pas encore porter: mais l'esprit de vérité viendra, qui vous enseignera tout *. » C'est à lui que sont réservées les vérités les plus hautes et les plus cachées; et il lui est réservé en méme temps d'augmenter vos forces pour vous en rendre capables. Qui le peut, si ce n'est un Dieu? Il est donc Dieu.
« Et il vous annoncera les choses futures ?. » Il veut dire que
1 Joan., XIV, 16. — ? Ibid., A1. — 31 Cor., rir, 16.— 4 I Cor., VI, 19. — 5 Joan., xIv, 26. — © Joan., XVI, 12, 13. — 7 Ibid., 13.
c'est cet Esprit qui fait les prophètes, qui les inspire au dedans, qui leur découvre l'avenir : car il sait tout, et ce qui est méme le plus réservé à Dieu. Il est vrai, dit le Fils de Dieu, «qu'il ne dit rien que ce qu'il a oui ‘ : » mais il n'a pas oui autrement que le Fils de Dieu : il a oui ce qu'il a recu par son éternelle procession, comme le Fils a oui ce qu'il a recu par son éternelle naissance.
Car il faut entendre que cet Esprit procède du Père, d'une maniere aussi parfaite que le Fils. Le Fils procède par génération; et le Saint-Esprit, comment? Qui le pourra dire? Nul homme vivant, et je ne sais si les anges mêmes le peuvent. Ce que je sais, ce qui est certain par l'expression de Jésus-Christ, c'est que s'il n'est pas engendré comme le Fils, il est par manière de parler encore moins créé comme nous. « Il prendra du mien *, » dit le Fils. Les créatures viennent de Dieu, mais elles ne prennent pas de Dieu: elles sont tirées du néant : mais le Saint-Esprit prend de Dieu comme le Fils, et il est également tiré de sa substance. C'est pourquoi on ne dit pas qu'il soit créé, à Dieu ne plaise! Il y a un terme consacré pour lui: c'est qu'il procède du Père. Il est vrai que le Fils en procède aussi; et si sa procession a un caraetére marqué, qui est celui de génération, c'est assez pour lui égaler le Saint-Esprit, d'exclure tout terme qui marque création, et d'en choisir un pour lui qui lui puisse étre commun avec le Fils.
Si le Fils est engendré, pourquoi le Saint-Esprit ne l'est-il pas? Ne recherchons point les raisons de cette incompréhensible différence. Disons seulement : S'il y avoit plusieurs fils, plusieurs générations, le Fils seroit imparfait, la génération le seroit aussi. Tout ce qui est infini, tout ce qui est parfait, est unique, et le Fils de Dieu est unique, à cause aussi qu'il est parfait. Sa génération épuise , si on peut ainsi parler de l'infini, toute la fécondité paternelle. Que reste-t-il donc au Saint-Esprit? Quelque chose d'aussi parfait, quoique moins distinctement connu. Il n'en est pas moins parfait pour étre moins distinctement connu, puisqu'au contraire ce caractére ne sert qu'à mettre sa procession parmi les choses inconnues de Dieu, qui ne sont pas les moins parfaites. ("est assez
1 Joan., XVI, 13. — ? Ibid., xvi, 14.
de savoir qu'il est unique, comme le Fils est unique : unique comme Saint-Esprit, de même que le Fils est unique comme Fils et procédant aussi noblement, et aussi divinement que lui; puisqu'il procède pour être mis en égalité avec lui-même.
C'est pourquoi, quand il paroit, on lui attribue un ouvrage égal à celui du Fils. C'est ce qu'on a remarqué sur ces paroles du Sauveur : « Quand il sera venu, il convaincra le monde sur le péché, sur la justice et sur le jugement‘; » ce qui n'est rien d'inférieur aux ceuvres du Fils.
Si nous sommes soigneux de recueillir toutes les expressions du Fils de Dieu, nous y trouverons un langage qui emporte également entre ces divines personnes distinction et unité, origine et indépendance. Le Fils est au Père, le Père est au Fils, chacun à différent titre, mais à titre égal: le Saint-Esprit est au Fils, il est au Pére par un titre pareil, et sans déroger à la perfection : le Pére l'envoie, le Fils l'envoie, il vient: c'est ce langage mystique de la Trinité, qui ne s'entend pleinement qu'en conciliant l'unité et la distinction dans une perfection égale. C'est par là que les expressions de Jésus-Christ, que nous avons vues, conviennent toutes; et c'est aussi pour les rassembler qu'il a dit en abrégé : « Daptisez au nom du Père et du Fils, et du Saint-Esprit *. » Tout ce qu'il dit dans un long discours se rapporte là : ce qu'il dit là réunit tout ce qu'il a dit dans son long discours.
Et pourquoi nous parle-t-il de ces hauts mystères, si ce n'est parce qu'il veut un jour nous les découvrir à nu? Avant que d'enseigner pleinement la vérité, les maîtres commencent par dire en gros à leurs disciples ce qu'ils apprendront dans leur école. Jésus-Christ commence aussi par nous dire confusément ce qu'il nous montrera un jour trés-clairement dans sa gloire. Croyons donc, et nous verrons. Ne nous étonnons pas des difficultés : nous sommes encore dans les préludes de notre science : ne souhaitons pas de demeurer dans ces premiers élémens : désirons de voir, et en attendant contentons-nous de croire.
1 Joan., xvi, 8. — ? Matth., xxviu, 19.
DU LU UE UT UV EU UUUUEU LE LU LUUEUUL VULUVULVV RV VUL VU VEUVE VULVYVVUVUUULVUVtS VUUUVUVVUV VV